III. —— Examen de la fonction urinaire
L’intégrité de la fonction excrétrice du rein, lorsqu’on peut la constater, permet à elle seule d’éliminer bien des causes d’erreur, en particulier les tumeurs rénales. |
Les anciens auteurs, utilisant le seul mode d’exa-
men qu’ils connaissaient, examinaient l'aspect des urines, c’est ainsi qu'ALBARRAN, Constatait chez son malade une diminution du nombre des mictions.
Cet examen bien que sommaire doit toujours être fait dans les cas urgents, c’est lui qui devant la notion de traumatisme a permis à CALVET d'éliminer l’éclatement du rein.
Plus tard, la constante d’AMBaARD et l'étude de l'élimination par le rein des colorants, ont permis de vérifier l’état de la fonction du rein.
Mais, c’est l’apparition du cathétérisme séparateur des uretères, qui en permettant l'étude fonctionnelle de chaque rein, a vraiment prouvé dans ces cas l’intégrité fonctionnelle du rein.
La plupart des observations constatent que l’excrétion du rein était normale en quantité et en qualité. Ii n'existe qu'une seule note discordante c’est l'observation de FRIrZ KonIG où le cathétérisme ne ramenait pas d’urines du côté malade. Sans mettre en doute la bonne foi de cet auteur, nous nous permettons quelques réserves au diagnostic de sa tumeur. À l'intervention il trouve à côté d’un rein atrophié une masse polikystique qu’il a qualifié de kyste lymphatique.
Dans ce cathétérisme séparateur, l'examen doit porter uniquement sur la qualité des urines et non sur la quantité : il est possible que pour une raison de compression Je rein du côté malade reçoive moins de sang que l’autre, il en résulte une diminution du débit, mais puisque le rein est sain, la con-
centration doit rester la même, La malade de Monsieur MENEGAUX présentait du côté malade des urines moins abondantes, mais dont la concentration était normale. C’est donc que le rein avait un fonctionnement normal.
Nous allons revenir dans quelques instants sur l’intérêt que présente un autre examen rénal : la radiographie.
2° Signes radiologiques.
THÉVENOT dans son rapport au Congrès de Chirurgie en 1919 constatait qu'aucun examen radiologique n'avait encore été tenté pour faciliter le diagnostic des kystes rétro-péritonéaux.
Le perfectionnement des appareils et la mise au point des techniques ont rendu de très grands services ces dernières années, si bien qu’un examen radiologique est devenu le complément nécessaire à ce diagnostic.
Si la plupart des auteurs n’ont fait qu’un examen rénal, d’autres ont fait un examen radiologique complet, et nous devons à JEANBRAU et TRUC une magistrale synthèse de la question.
Nous n’avons retrouvé que la publication de Go- LINVAUX, dans laquelle, l’auteur à propos d’une tumeur occupant tout le côté droit de l’abdomen, a jugé nécessaire de faire un examen radiologique complet du tube digestif. Il a pu ainsi faire à propos de
l’estomac des remarques très intéressantes.
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« Le remplissage de l'estomac était normal, mais « d'estomac petit était refoulé dans l’angle supérieur « gauche de l'abdomen. La grande courbure de « l’antre pylorique présentait une rectitude comme « s’il était en contact avec une masse solide. Le « pylore n’atteint pas la ligne médiane. Le bulbe « duodénal se projetait sur la partie gauche de la colonne. »
L'examen radiologique du côlon après lavement baryté est un de ceux qui ont été pratiqués le plus fréquemment.
Si dans quelques cas, le côlon est en place, il arrive fréquemment qu'il ait glissé vers la ligne médiane, c’est ce qu'ont observé entre autres STEWART et TRUC.
Le malade de GOLINVAUX présentait aussi un énorme déplacement du côlon : le cœcum était dans la fosse iliaque gauche, et l'angle hépatique se trouvait à gauche de l’espace entre la 1° et la 2 vertèbre lombaire.
Dans l'observation de Mirizzr le cœcum descendait au-dessous du détroit inférieur.
Seuls PAVLOWSKI et AUDISIO ont pratiqué l’hystérographie avec lipiodol. Ils ont constaté que de lipiodol entrait facilement et que si la cavité utérine était agrandie, les trompes étaient perméables et d’un aspect normal. Ils insistent sur l'intérêt de cet examen qui permet de différencier le kyste rétro-péritonéal du kyste de l’ovaire dans lequel il y a tou- Jours une déformation de la trompe.