DIAGNOSTIC
Le diagnostic du kyste séreux du rein n'est pratiquement jamais posé, c'est une découverte d'intervention ou d'autopsie. Laquière, dans sa statistique, accuse 11 diagnosties positifs sur 124 cas reconnus. Dans les 10 observations que nous avons recueillies dépuis 1925, aucun auteur na pensé au kyste séreux.
Le diagnostic différentiel sera basé sur les deux caractères principaux : douleur et tumeur.
La douleur, qu'elle soit sourde et continue ou qu'elle soit -paroxystique, peut être attribuée, suivant son siège et ses irradiations, à la vésicule biliaire, à l’appendice, aux ovaires, aux trompes, aux calculs rénaux.
La tumeur, quand elle est décelable, soulève le problème de toutes les tumeurs abdominales si l'on n'a pas découvert, par les différents examens, à quel organe elle appartient. C'est ainsi qu'on peut être amené à discuter un kyste de l'ovaire, une grosse vésicule, une rate ou un foie hypertrophiés suivant le siège de la tumeur.
Cependant, dans nombre de cas, on reconnait que la tumeur est du domaine du rein, grâce à la radioscopie et surtout à la pyéloscopie (Obs. I et IV).
L'examen des urines presque toujours négatif, ne décelant pas la présence de pus ou de sang, permet d'éliminer d’une manière absolue la tuberculose, le néoplasme et la pyélonéphrite.
La lithiase rénale, cependant, n'écarte pas nécessairement
l'hypothèse de kyste séreux, car les deux affections peuvent coexister (Obs. IV).