ROSES
Îl en est de même pour le rein mobile, c’est là le diagnostic le plus difficile. En effet, le kyste peut se développer sur un rein mobile ou même provoquer sa ptose tout en lui conservant sa forme : la tumeur n'est pas distincte du pôle rénal lui-même (Obs. [), et c’est une découverte d'intervention.
Si l’on a reconnu qu'il s’agit non pas d’un rein ptosé, mais d’un gros rein, le diagnostic se pose avec l'hydronéphrose; seul le cathétérisme urétéral lèvera tous les doutes en montrant un bassinet augmenté de volume avec un résidu plus ou moins important, s'il s'agit d'une hydronéphrose ouverte, ou bien l'absence d'urine, s'il s'agit d’une hydronéphrose fermée. |
On voit par ce qui précède que le diagnostic de kyste séreux du rein est extrêmement difficile; il ne faudra donc négliger aucun examen, et particulièrement la pyéloscopie qui est d'un intérêt capital à ce sujet.
En effet, quand on voit l’uretère et le bassinet s’injecter normalement, on peut préciser par la palpation de la-masse lombaire ou abdominale les rapports qu’elle affecte avec ces derniers.
On a donc la notion précise d'un bassinet non dilaté (dans les cas non compliqués où, par exemple, la tumeur siège exactement entre Les deux pôles du rein) et solidaire de la masse dont on veut faire le diagnostic.
Par conséquent, on ne pourra donc hésiter qu'entre une tumeur tout à fait localisée à une partie du rein ou à une tumeur paranéphrétique extrêmement adhérente à ce rein.Or, il n’existe pas de tumeur paranéphrétique pouvant avoir ces caractères de masse arrondie, en sorte que l’on est amené, aidé par cet examen, à l’idée d’un kyste séreux probable.
Mais il ne saurait être question d'en déduire un diagnostic absolument positif, ne resterait-il à discuter que celui du kyste hydatique toujours possible; évidemment, les réactions de ce dernier : Weiuhberg positif, éosinophilie, mettent sur la voie, mais combien de fois correspondent-elles à la réalité ?
Malgré tout, ne servirait-elle qu'à éliminer de grosses erreurs (kyste de l'ovaire, gros foie ou grosse rate) ou à localiser étroitement la tumeur en cause, on peut dire que la pyéloscopie est d’un grand secours dans le diagnostic des kystes séreux du rein.