CHAPITRE III
La Boderie reçoit l'ordre de retourner à Londres. — La succession du duc de Glèves en est le motif. — Des vents contraires relardent le départ de notre Ambassadeur. — Son entretien avec le Grand-Trésorier. — Le Roi Jacques le reçoit. — Le paiement de la dette réclamée par le Gouvernement anglais est le seul obstacle à l'entente cordiale. — Henri IV fait connaître sa politique à son Ambassadeur. — Se montre peu disposé en ce qui touche la question des dettes. — Offres qu'il fait. — Villeroy les trouve insuffisantes. —La Boderie les fait accepter. — L'époque du paiement devient une nouvelle cause de difficultés.— Délicate position de La Boderie. — Demande à rentrer en France. — Puisieux était d'avis de ne pas tant marchander. — Craintes de Villeroy. — La Boderie les partage. — Lettre du jeune Roi Louis XIII annonçant l'assassinat de Henri IV. — Douleur de Jacques, à cette nouvelle. — La raison d'État reprend le dessus. — Nouvelles exigences du Gouvernement anglais. — La Boderie ne croit pas devoir insister. — Ce que lui répondent, à ce sujet, Villeroy et Puisieux. — Il conclut une transaction. — H renouvelle le traUé de 1572. —
Nouvelles prétentions du Gouvernement anglais. — Il veut être payé en France. — C'est une question de change. — La Reine y consent. — La Boderie signe le traité. — Article qu'il fait insérer en faveur de nos nationaux. — Le mal du pays le gagne. — Demande de nouveau son rappel et qu'on lui assure une position. — Villeroy le lui promet de mauvaise grâce. — Fière réponse de La lîoderie. — Son séjour se prolonge à Londres. — Motif du retard du Alaréclial de Lavardin. — Son arrivée avec une suite nombreuse. — Villeroy s'en inquiète — Recommandations qu'il donne à La Boderie. — l'uisieux annonce à La Boderie le départ de son successeur. — Lui permet de rentrer en France avec le .Maréchal de Lavardin.— La Reine lui écrit dans le même sens. — La Boderie entre au Conseil des finances. — Le Roi et la Reine y assistaient. — Le jeune Robert Arnauld se tenait derrière leurs chaises. — Son oncle l'avait initié tout jeune aux affaires. — La Boderie jette les yeux sur lui pour en faire son gendre. — L'invite à Pomponne. — Opinion qu'avait Arnauld de la capacité de La Boderie. — La Boderie lui propose de conduire sa fille à Andilly. — Madame de Fontenay-Mareuil demande la main de mademoiselle de La Boderie pour Robert Arnauld. — Délicatesse des deux familles. — Arnauld la cite comme un exemple à ses enfants. — Il peint le bonheur de son union avec mademoiselle de La Boderie. — La Boderie meurt entre ses bras. — Madame de La lîoderie. — Sa distinction, ses hautes qualités.— La lîeine d'Angleterre l'avait prise en alïection. — Elle fut d'un grand secours h La Boderie. — Divers écrits de La Boderie. — Vauquelin de La Fresnaye lui a dédié une satire. — D'où vient l'injuste oubli dans lequel est resté son nom. . GU