‹ Les lacs de l'Afrique équatoriale; voyage d'exploration exécuté de 1883 à 1885Chapitre 86 sur 119 · NOUVELLES DE WADI-COMBO · texte numérisé non relu

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doux de ses Rougas-Rougas pour me confirmer le fait ei demander aussi un cadeau digne de ses services.

Depuis Cazembé je n'avais pas encore vu d'aussi beaux types <jueeos deux hommes, «les ligures aussi martiales; ils n'avaient d'ailleurs pour tout vêtement que le fusil, la cartouchière el le manteau rouge roulé en lurhnn sur la lèlc. C'est leur tenue pour les marches forcées; ils avaient fait près de 70 kilomètres depuis le malin. Makussudi en avait dans les jambes

Lultc de Jumah avec le léopard. (Voir p. 479.)

plus de 500 depuis six jours, aussi me demanda-t-il un jour île repos avant de repartir.

J'en profitai pour organiser de mon mieux les secours demandés, ce qui n'était pas facile, attendu que la caravane en détresse m'apportait la moitié demou armement. N'était-il pas imprudent d'ailleurs, au lendemain d'une révolte, d'exposer d'un couples trente fusils <jui me restaient? Je m'y résignai cependant, et le 23 l'escorte se mettait en route sous les ordres de Farraji cl d'Hassani, que j'avais chargés, de plus, d'un cadeau superbe pour Moïnanga.

Il eût certes élé cent fois préférable de prendre moi-même la direction de cette petite troupe : mais que peut l'Européen dans ces marches forcées? M* imposer à mes hommes était retarder l'arrivée des secours de huit jours, peut-être davantage, et il était urgent qu'ils arrivassent proinpleuient.

Le surlendemain, le retour de Irois blessés vint encore augmenter mes

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