CHAPITRE I TRAITEMENTS MÉCANIQUES ET CHIMIQUES
Le procédé idéal de conservation du lait serait de
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le recueillir aseptiquement et de le préserver ensuite
ravir
de toute contamination jusqu’ au moment de son uti-
2 lisation. Mais ce procédé n’est qu’une vue de Pesprit 2) absolument irréalisable en pratique et nous ne nous ne pe à: y arréterons pas. Il faut admettre que, quelles que soient les précautions prises pendant la traite, le lait
est souillé dès son origine et dès lors le seul moyen qui subsiste de le conserver, c'est de détruire les germes qu'il contient, et de le mettre ensuite Évi 4 abri ;
d’un nouvel ensemencement.
I faut aussi que: ces, manœuvres produisent un mininum Fe modifications dans les caractères physiques, chimiques et biologiques du lait. Les moyens mécaniques et chimiques utilisés pour attein- . dre ce résultat ne nous arréteront pas davantage, car ils sont très insuffisants et parfois dangereux. La centrifugation et la filtration du lait ne peuvent ètre efficaces qu’à l'égard des souillures grossières. Quant à l'addition au lait de substances antiseptiques, elle” présente de multiples inconvénients et est universellement condamnée. Pourtant, tout dernièrement, certains savants ont préconisé à nouveau l'emploi des antiseptiques et nous ne pouvons passer ces faits sous silence. Le 18 janvier dernier, Behring (1), repoussant les divers modes de stérilisation usités, sous prétexte qu ils privent le lait de ferments et modifient sa composition, proposait d’ additionner le lait cru d’une petite quantité de formaline (1 pour 10,000) ; l'addition de cette petite dose suflirait à empêcher toute altération ultérieure du lait. L'emploi du lait formolé aurait F donné à Behring d'excellents résultats dans l'élevage des animaux de basse:cour et il estimait qu'il y aurait lieu de faire bénéficier de éette observation l'alimen-
tation des nourissons. Nous ignorons les résultats :
(1) BenRiNG. — Soc. Méd. Int. de Berlin. 18 janvier 1904.
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obtenus par Behring chez les nourrissons, mais nous rappellerons que le 12 mars dernier, M. Trillat (1), à : la Société de biologie, a émis l'opinion que les laits
formolés doivent être proscrits de l'alimentation : il
résulte, en effet, de plusieurs expériences de M.Trillat
que: d une part, la caséine est rendue inassimilable
en, proportion plus où moins grande, par la formal- ,
déhyde et que, d'autre part, la formaldéhyde reste à
l'état libre dans le lait tant qu'il n’est pas acide et
peut, soit modifier la muqueuse gastrique, soit déter- F2
miner des accidents toxiques. Pour ces raisons, nous
croyons que les laits formolés doivent être exclus de
. l'allaitement artificiel.
Il en est de même du procédé, récemment proposé
“PHAT MM. Renard et Nicolle, de la conservation du lait
. par l’eau oxygénée : l’eau oxygénée modère la prolifé-
ration des germes mais ne l’empèche pas, et, conrme (ES
nous aurons l’occasion de le voir en étudiant les
Fu stérilisés sous pression d'oxygène, elle n'est
peut-être sans action sur les éléments constitutifs du lait. EE AE
Les moyens physiques seuls ont donné des résul-
tats satisfaisants et ce sont eux que nous allons étu-
dier en passant successivement en revue l’action du froid, celle de la chaleur, enfin, le traitement du lait
par un gaz sous pression.
(1) Tricrar. — Société de Biologie. 12 mars 1904. ANR ë
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