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sucre de canne, sont les plus communément employés, parce que leur fabrication est plus facile; mais l'excès de sue re qu Are renferment n'est peut- #
être pas sans inconvénients. D'ailleurs, bien que les
médecins étrangers se trouvent satisfaits de l'emploi.
En \ He , ” x des laits condensés et que, dans certains cas à notre
connaissance, ces laits aient donné des résultats plus satisfaisants que les laits stérilisés, nous ne leur voyons d'autre avantage que la facilité avec laquelle ils peuvent être transportés, etc est à ce titre seulement et dans certains cas exceptionnels (en voyage,
aux colonies), qu'ils nous paraissent devoir rendre, des services. |
$ Poudre de lait. — Tout dernièrement, un produit ne analogue au lait condensé a été lancé dans le com-
-#à merce sous le nom de poudre de lait ou de laiten
poudre. Cette poudre est fabriquée à l’aide d’un appa- > reil imaginé par MM. Just et Hatmaker. Le procédé
| consiste à obtenir avec rapidité, presque instantanénent, l'évaporation de Peau qui fait partie du lait. De cette facon, les matières sèches et les matières albuminoïdes ne perdraient pas leur solubilité, quoi- 4 LS qu’elles aient été portées à une haute température. ES Z L'appareil de fabrication de MM. Just et Hatmaker
consiste, en principe, en deux gros cylindres en acier creux parallèles, séparés seulenient par un intervalle de deux millimètres. Ces cylindres tournent lentement sur leurs axes en sens inverse. Les
“ axes sont creux et reliés, par des tubes, à un injec-
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teur de vapeur. Cette vapeur pénètre dans les eylin-
dres et élève leur température à 110° ou 120°.
Le lait tombe d’un grand réservoir sur ces cylindres en lame très mince : l’eau s’évapore vivement; la matière sèche du lait est entraînée en même temps par les cylindres auxquels elle adhère sous forme d'une pellicule extrêèmement mince. Cette pellicule, à peine visible, rencontre dans le mouvement de rotation des cylindres, un couteau râcleur qui la détache et la fait retomber dans un récipient placé sous l'appareil. Il n'y a plus qu'à faire passer Ja matière dans un tamis pour obtenir une poudre sèche, + jaunâtre et très légère. Il suflirait de jeter cette poudre dans une quantité convenable d’eau chaude (88 d’eau pour 12 de poudre) pour reconstituer un lait normal qui ne diffèrerait du lait frais que par le goût de cuit qui est inévitable.
Nous avons eu l’occasion de voir un échantillon de cette poudre de lait et nous avons pu constater qu'elle ne répond pas aux espérances émises; sa saveur est désagréable et nauséeuse et, d'autre part, cette poudre est difficilement soluble.
Ces modifications physiques nous paraissent être
l'indice d'assez graves altérations des principes constitutifs du lait et en attendant que de nouvelles recherches aient établi sa valeur, cet aliment nous paraît devoir être complètement rejeté dans l’allaitement artificiel,