I — LA FACE
Il faut distinguer au niveau de la face les surfaces planes et les régions en relief, qui ne se traitent pas de la même façon.
A) LES SURFACES PLANES 1° Régions génienne et massetérine
Dans les cas simples on emploie de préférence les lambeaux de voisinage : les méthodes française et indienne et leurs dérivées (méthode d’Esser, méthade hongroise). Mais le procédé de « rotation de la joue » préconisé par Esser entre autres, à l'inconvénient de laisser une cicatrice de prélèvement très importante et inesthétique. Par ailleurs, les besoins peuvent dépasser les possibilités des téguments de voisinage où l’on ne veut pas créer de nouvelles cicatrices, et ces méthodes ne sont pas applicables.
Le lambeau cylindrique taillé « à la demande » apporte au contraire une étoffe suffisante et de bonne qualité; de plus, il ne provoque aucune déformation nouvelle sur la région s'il est pris à distance.
On utilise le lambeau cylindrique, par exemple, dans le cas d'une vaste ulcération ou cicatrice connsécutive parfois au traitement radiumthérapique d’un nævus de la joue, parce qu'il apporte du tissu sain complet sur une surface dont la vitalité est compromise.
C'est ainsi qu'on peut restaurer également la région massétérine profondément détruite par un projectile, à tel point qu'il est possible de faire ultérieurement une greffe osseuse du maxillaire à l'abri de cette reconstruction des plans superficiels.
F1G. 27, — Immense cylindre dorsal des-
tiné à atteindre la joue d’une traite chez un sujet indocile,
FIG. 29. — La partie supérieure du cylindre
(27 et 28) est étalée, elle recouvre et matelasse la région à reconstituer. Un grand greffon osseux tibial a été placé grâce à sa protection pour remplacer la branche montante du maxillaire inférieur détruite. L'excédent du lambeau a été laissé en place dans le dos prêt à être utilisé en cas de besoin,