B) LES RÉGIONS EN RELIEF
Les régions en relief telles que les régions mentonnière, malaire, et surtout le nez et les oreilles, sont plus difficiles à restaurer à cause de leur morphologie. Aussi faut- il user sn toutes les possibilités qu'apportent les différentes greffes.
Du fait de leur ampleur, de leur a de leur texture, de leur épidermisation sur toutes les faces et du choix du tégument, les lambeaux cylindriques offrent des facilités que ne peuvent pas donner les autres procédés.
1° Région mentonnière
3ien qu'en saillie, la région mentonnière est tout de même assez facile à restaurer. Elle peut être intéressée à divers degrés, depuis la dispartion du revêtement cutané jusqu’à la destruction totale de toute la région, en passant par les pertes de substance qui n'intéressent que les parties molles. Toutes ces restaurations d'importance croissante sont le triomphe des lambeaux en anse.
Dans les cas les plus simples il suffit d'apporter le tégument et le matelassage : le cylindre fournit l’appoint nécessaire en donnant par sa forme le contour de la région détruite.
S'il y a pénétration buccale avec destruction de la lèvre, il faut restaurer les surfaces cutanée et muqueuse avec matelassage intermédiaire et prévoir peut-être la place pour une greffe osseuse éventuelle. Dans ce cas un cylindre seul ne suffit pas, et le meilleur procédé consiste à user de plusieurs variétés de greffe : un lambeau en jugulaire de Dufourmentel, de la largeur nécessaire, est étendu sur la plus grande partie de la brèche,
Frc. 43. — Vue de profil : les lambeaux ‘et FiG. 44. —- Vue de profil après section des
leurs pédicules. Le lambeau cranien n'au- pédicules. d rait pas suffi à la reconstitution de tout
l'étage.
F1G. 45. — Coupe montrant ne 1. Appareil intrabuccal, fixé à une plaque palatine, pour donner le galbe à la région.