PLURIEL
cas sujet
feus
feu
cas régime
feu
feus.
Puis, à partir du xiv= siècle, il a réservé au singulier la forme /m, au pluriel la forme feus, qu'on écrit bizarrement par feux, et où d'ailleurs -s a cessé de se prononcer, comme la plupart des consonnes finales en français. Le reste de déclinaison que représentait la distinction du cas sujet et du cas régime a ainsi disparu, et le français s'est retrouvé conforme au type général des autres langues romanes.
Dans le cas où les mots sont groupés dans la phrase, ~s a subsisté en devenant sonore entre voyelles, et le français a été amené à distinguer l'enfant où il n'y a pas de ;( avant enfant, et lé :(-enfants où il y a un ;^ devant enfants. De là est sortie, en français moderne, une tendance à caractériser le pluriel par un -;(- préfixé aux mots commençant par voyelle; d'après lé-^-yeux, on a été amené à dire populairement quat-^-yeux, :(-yeuter, etc., et l'on peut entendre l'appel ■{-enfants au lieu de enfants ! Il se crée ainsi une forme grammaticale nouvelle, due à l'accident que -s final s'est maintenu en français.
En Italie, -s final n'a pas subsisté ; et ce n'est