SOUCHE BASQUE. 13S
boiD de lesghiens on comprettd Iteldlo- !6ttpeDt le coin entre les rivières Alasani tes pays du Daghestan et du Lesghistan.
i|MiseQcore étudiés. Arouâstetau Aôrd- Lesghiens, entre les fleuves Térek él Mtent des tribus que leurs voisins aptchèques; Gûldenstâtt (dans son Hof»igage en Jtusiie, 2* volume) les appelle \i se divisent en Karaboulaques, Inû^ fcbétchenziens, etc. Tous ces dialectes An moins en commun beâucôdp d'ex- \k ressemblent aussi à l'idiome leâghîefl } en sait pas beaucoup.
LANGUES INCORPORANTES.
Mm mAaqoÈi «u xvÈKÀÂx (i):
me, jadis fort répandu, ne subsiste plus m petit espace entre les Pyrénées et le
nwndi, Diccionarie trllàigua del CaittUaao Bataante y ilnt-SibaiticD, 1745, — HaiatiaB, Et btipotiiiiU'wieidQf •gua hateongada; 171g, Saliminvi. — > Lidiue, Cram-
134 LANGUES DE l'eUROPE.
Les Tcherkesses et les Abkhasiens ont une laAgne qui diffère assez des autres langues caueasFques, surtout dans les pronoms et les mots pour les nombres. Les Abkhasiens habitent la grande Abasa; ils appellent leur pays Absne; les ancien^ les connaissaient déjà au premier siècle de notre ère sous le nom de Abasci, Abasgî; les Géorgiens lès appellent Abkhasi. Les Tcherkesses habitent le coin nord-ouest des AbkhasÂens, entre la côle de la mer Noire et le fleuve Couban ; ils sont domiciliés le loïig de la mer vers le sud. Ces dent idio^ tués ne transforment pas leurs verbes avec nombreitf et personnes^ là personne n'y est pas marquée par là terminaison. En abkhase il n'y a pas de déclinaiéotif les marques personnelles sont identiques avec le pronom possessif, on les place comme préfixes devant , et plus souvent comme des infixes dans le verbe' : je monte à cheval {sa-ra je; 1'* préfixe indique le verbe), s-tschtoischl-oit ; jeter iH^dhf nous jetons t-ha-rsch-ott ; le mot ha-ra signifie « nous » • Ces mêmes préfixes et infixes peuvent, dans tous ceé idiomes, s'employer en relation
objective d'après le système d'incorporation : s-ùu" thap tu me donnes, et i-u-s-ihap je te donne; ainsi , ùtkap est le radical « donner » , s indique la première personne, u indique la deuxième.
SObCttE fiASQUÉ. 13S
Sens le nom de lesghieAs on coiitpitttd lès iAià* més( ^ùi occnpent le coin entre les rivières Alàsaâi et Koissfi, les t)a[ys da Daghestan et du tësghistan. Oh neiés a pas encore étudiée» A l'ouest éiail liôj^douest des Lesghiens, entre les fleuves Téirek èl Kdissu, habitent des tribus ({tie leurs vofélas appellent Mizdehèques ; Guldenstâtt (danffèiott Haj^ pdtt de Voyage en Rusiie, 2* volume) lèê appdié Kistiens. tU se divisent en Kàt*àbouh()[àes^ IniiF' gôtiches, Tch'étchenziëns, etc. Tous ces dialectes j^éëëdèbt au moibs en cèmùititi beàtaèSUp d'ë^p^èsàions ; ils ressemblent aussi à l'idiofiie leâgbiett} ttiais on n'en sait pas beaucoup.
LANGUES INCORPORANTES.
iàùttû MAa^tbit àià ÈMInUiàï {rf:
Cet idiome^ jadis fort répandu, ne subsiste plus que dans un petit espace entre les Pyrénées et le
(i) De Larramendi^ Dîccîonarîo trilingue del ÙàsùUano Bascuemey Ldân, a Tol . , ' Sâint-Sèlbastieo , 1 7 4 5 • — Du méine, El impossihiù vencido^ Arte de la téngua Bascongada; 1729» Salamanca. «- Leduse, Gram^
136 LANGUES D£ l'eUROPE.
golfe dô Biscaye; il se compose, de L'est à Touest, (le trois dialectes qui ne diifèrent que peu entre eux : le labortan^ le viscayenet celui de Guipuzçoa. C'est une langue unique, ce semble, et qui n'a point de sœurs.
En général, son principe vital est celui de Tag* gluttnation; on le \oit, par exemple, dans la formation des mots : aita, père, le génitif aita-rren, du père, et le géqitif avec l'article aita-r-^n-aj ce qui es^ du père; la syllabe /u en produit un verbe^ aita-r-en-^'iu , faire d'une chose la propriété du père; aita-gana^ vers le père; aita-gana-iu^ littéralement « faire (du chemin) vers le père », c'est-à-dire venir chez le père.
Cette langue a cela de commun avec celles des indigènes de l'Amérique du Nord, qu'elle compose d'une manière singulière les motsi de toute espèce. Elle supprime souvent des syllabes entières en composant, elle ne conserve quelquefois qu'une seule lettre dans le mot composé : od-otsaj^le^ tonnerre, se compose de odeia^ le bruit, et otsa, le
maire Je la lanque basque; 1826, Toulouse et Bayouue. — Guillaume de Humboldt, que uous suivrons dans ce chapitre, a écrit un rapport imperlant sur cette langue dans \q MUhridate d'Adelung^ t. lY, et un ouvrage i^articuiier intitulé : Piiifung fier Untersuchungenùber die Vrbtwohner Hispan'œns mitteUt der f'askischen Sprache ; i8ai, Berlin.