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nuage; ou-g-^attaj la mamelle de la femme, composé de oura, de l'eau ou un liquide quelconque , et atza^ le doigt, le rayon d'une roue, un corps oblong proéminent quelconque. Comparez-y les mots suivants tirés de la langue des Delawares (Amérique du Nord) : pt-lapCj le jeune homme, composé de pilsitj chaste, innocent , et lenape^ Thomme ; de même k-ouli-gat-schis , mot de tendresse pour les jeunes animaux quadrupèdes, composé deky qui est le pronom de la deuxième personne tu , ou le tien, u)oulii/p\\, wichgatj la jambe, la patte, et la terminaison diminutive -schiss ainsi, le mot entier se traduit par toi, la jolie petite patte.
Le basque a une déclinaison à l'aide des postpositions, comme les langues susmentionnées des Tatares. On n'y saurait jamais séparer leis cas de3 postpositions : ogui^^abe, sans pain ^jaun-aretitzat^ pour le maître. En basque, comme dans les autres langues susmentionnées, on n'appelle terminaisons de déclinaison que des postpositions brèves, déjà un peu effacées. Un a affixé à la fin exprime l'article ;
Nominatif: yutz(»n-a-e^ l'hotn me agissant;
Gutzàn-a, sans le signe du cas, est le nominatif de Tétat passif ou neutre ; c'est aussi le vocatif et l'accusatif. Grénitif : guiton-a-r^n, de l'homme (r y est intercalé). *)alif ; gtiizon-a-r-i, a l'hûmme.
I3è LANGUES DE L^CUKOPE.
Au pluriel on forme comme suit t
Nominatif : guixon-a-o, les hommes (l'accent est wur Mon, tandis que le nominatif actif du singulier guizon'a'C porte l'accent sur ac).
Génitif : guixan-en, des hommes*
Oatif: guixonra-i, aux hommes.
Sans Tarticle on a le nominatif ^(Aiîgui^an^j et le nominatif pz&ûî guizon. Un hoteme quelconque, quand on doute ou interroge, se traduit guizon^e, génitif guisiôn-en, dsLlitguizon'i. Cette déclinaison n'a pas de pluriel, parce que le nombre y est autant vague et douteux que son substantif.
La conjugaison basque est de cette structUi'e particulière que nous venons d'exposer dans les tangues tatares, et avant que le système agglutinatlf fût étudié, l'observateur doit avoir eu de la difficulté à s'y reconnaître; seulement, il faut avotièr que Larramendi , malgré le titré pofnpèux de sa gt^ammaire, « fimpàsèibilité vaincue, » n'y a nullement i*éùssi.
La plupart deâ verbes basques ont un verbe auxiliaire avec des appendices ; il est rare que ceux-ci s'attachent directement au radical du verbe même. Dans le premier cas, on l'appelle la conjugaison régulière; dans le second, la conjugaison irrégulière. Les verbes auxiliaires n'ont qu'une conju^f*
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son irrégulière, comtne cela doit être. Le radical do verbe peut être simplement une seule voyelle ou consonne, et quand elle se modifie, le radical tout entier subit une modification ; mais cela n'est point un changement organique intérieur de flexion, ce n'est, comme dans le magyare, qu'un changement extérieur et mécanique qui s'opère, d'après la loi phonétique, parle conflit du radical avec les terminaisons. Les diverses sortes de relations qui s'expriment dans le verbe, sont déjà en partie connues par ta preuve que nous avons fournie de la structuré incorporante ; seulement, on y marque aussi la personne à laquelle on parle ou celle qui s'y trouve impliquée secondairement : Il fa aimé, ôhothfàet Je l'aime pour toi, etc. En outre, les relations càusative, active, passive, etc., sc(nt marquées; dé même, les modes de poumit, vouloir^ devoir, avoir t habitude, etc., se marquent-ils à l'aide des auxîr Mres : oitou accoutumer, donne la relation de avoir l^hnhitndef nai et joura expriment le tou- Mr, etè. Les temps s'expriment par l'auxiliaire et par le participe du verbe. De tout ceci, il naît nécessairement une masse énorme de formes. En outre, chaque forme du verbe peut devenir un participe par un simple -n : nous l'aimons maitetouten doffûUj et nous aimant -le maitetouten dogotm.
i40 LANGUES DE l'ëUROPë.
C'est fort caraclérisliquc pour cette structure de langue; la différence entre le verbe et le substantif y est moins accusée que dans les langues à flexion.
Guillaume de Uumboldt a fait usage des manuscrits d'Astarloa; d'après lui, on fait bien d'appeler genres ou voix (voces) les diverses espèces de formes naissant de la diversité des états actif, passif ou mixte, y compris la circonstance où une personne secondaire accède à l'idée exprimée par le verbe : on appelle conjugaisons^ dans un sens tout différent du sens ordinaire, les variétés qui sont produites par les variétés des personnes auxquelles le verbe se rapporte, soit directement, soit secondairement. Chaque verbe dispose de huit voix^ chaque. voix dispose de plusieurs conjugaisons, somme toute, deux cent six conjugaisons dans toutes les voix^ chaque conjugaison^ comme ailleurs, forme ses modes, temps, nombres et personnes, ici on entend par personnes les personnes ordinaires de toute autre langue, les personnes au nominatif; tandis que, plus haut, on a parlé des personnes qui dépendent du verbe.
Voici des exemples :
T^oces ou voix. Chaque verbe régulier se compose d'un participe et d'un verbe auxiliaire; il peut donc y avoir ou tous les deux au .passif et à
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l'aclif, ou l'un à Tactif et l'autre au passif. Cela produit d'abord quatre voix :
. 4"* Participe cL auxiliaire à l'actif, maitetu-ten
d-O't. Le d marque la troisième personne du singulier à l'accusatif. Le o est le radical du verbe auxiliaire. Le / annonce la première personne du singulier au nominatif. Ainsi ; 4, 2, 3^ 4, c'est aimant le aije^ c'est-à-dire, je l'ai aimant, c'est-àdire, jeTaime.
2** Participe et auxiliaire au passif : mailetu-ba nazj aime je suis, je suis aimé.
3** Participe à l'actif, auxiliaire au passif : mai-, tetti-ten naz, je suis aimant. Mais cette forme est toujours entendue comme réciproque, avec un accusatif suppléé : je m'aime.
4'' Participe au passif, auxiliaire à l'actif : mai" teiuha d'O-t^ aimé le j'ai, aimé le je tiens, c'est-àdire, il est aimé de moi. La différence entre cette expression et leN** 1 est très - délicate ; comme en latin te cognitum, teperspectum habeo.
Les quatre autres r^^tor se forment en ajoutant une personne secondaire et qui se place par là en quelque sorte au datif.
5® Maitetuten d-eu-ts^u^ty je l'aime à toi, litté-
ralement,je aimantai le à toi; dans deutsut, le d
est la marque de la troisième personne du s ngulier '.j à raçcusatîf; eu est le radical de Tauxiliaire ; ts caractérise le verbe récipient ; u annonce la deuxième personne du singulier au datif; ^ caractérise le nominatif de la première personne du singulier.
1 tS884t3 4 \
6® Maitetuba n-a-ch-a-zu, je suis à toi aimé : maitetuha est le participe du passif; n la marque de la première personne du singulier au nominatif; a le radical ; ch la marque du verbe récipient ; a s'intercale pour l'euphonie; zu marque la deuxième personne du datif.
7^ Maitetuten nachazuyje m'aime à toi ou pour* toi.
8* Maitetuba deutsut, je l'aime à toi (comm< dans le N"" 4),
Les conjugaisons sont classées d'après les diver — ""* ses personnes auxquelles un verbe peut se rappor — ter principalement ou secondairement. Le duêK n'existe pas ; la langue a un pluriel et un singulier^. Il y a huit personnes puisque la deuxième du singu — lier est triple ; c'est que, dans une conversation^^^^ amicale, on distingue par deux formes différent l'homme et la femme, et, qu'en outre, il existe un forme spéciale de la conversation polie, et quan le verbe amène la première ou la troisième personn
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à r^ccusatif, alors la conjugaison se subordonne à la qualité de celui auquel on adressç le discours. Les voix dont j*ai parlé, combinées avec chacune ^ conjugaisons qu'elles admettent, donnent en ^Qet deux cent six conjugaisons. Ainsi, dans la cat^orie de la réciprocité, qui est la voix N"" 3, il n'y peut avoir autant de voix que de personnes aux-^ quelles on s'adresse, c'est-à-dire, trois, puisque l'aC'cusatif est toujours identique avec la personne du nominatif.
,1 . ^ \ / Monsieur ! Madame !
il ara, I I
I I (conyersaiion polie.)
Il d-O'C, \ Il s'est tué, /
1 I Homme ! Femme !
lldro-n, 1 f (conversation amicale.)
Gela se compose de il, le verbe tuer ou mourir; de la lettre d^ qui marque l'accusatif de la troisième personne du singulier ; de a, o, le radical de l'auxiliaire; de c et n, qui marquent Homme et Femme dans le ton familier. Le soi, dans il «'est tué, ne s'exprime jamais.
Le tableau suivant, copié dans Humboldt, présente les seize conjugaisons de la première voix; il nous fera voir la grande régularité et la singulière monotonie propres à chaque langue qui n'est pas langue à flexion ; nous en reconnaîtrons bien
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vite les éléments, parce qu'ils n'ont pas entre eux d'autre liaison qu'une liaison tout extérieure. Les Basques composent leur verbe du radical et de l'auxiliaire. Le verbe à son tour se compose du signe de la personne accusative^ du signe de la personne vocative et de la lettre euphonique. Vauxi^ Haire^ de son côté, se compose du signe de la personne accusative, du signe de la personne vecative et de la lettre euphonique.