‹ Les langues de l'Europe moderne, trChapitre 20 sur 39 · Vanûlle · texte numérisé non relu

Vanûlle

' Parmi toutes les familles indo-germaniques, celle (h rinde orientale, la plus reculée de nous, a été conservée à l'observateur avec la plus grande exactitude par des documents nationaux. Cette langue, le' sanskrit , est donc iinportante pour l'historien des langues f elle l'est aussi, par une structure claire et logique, pour Tanatomiste et pour le phydologiste des langues.

Le sanskrit est évidemment l'exemplaire le plus ;>arfait de toute la classe h flexion .

Nous connaissons à fond aujourd'hui le sanskrit te la plus haute antiquité; les livres sacrés des

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Indians, les Védas , nous montrent non^seulement une société primitive, mais aussi la langue primi' tive^ langue qui témoigne elle-même de sa haute antiquité, et qui, en phonétique, en grammaire et en dictionnaire, diffère beaucoup de ce qu'on k appelé le sanskrit classique.

De la même manière que le latin donna le jour à ses langues-filles, dites les langues romanes, le sanskrit produisit des langues qui devenaient des idiomes populaires et de conversation; tandis que le sanskrit restait la langue sainte, la langue des savants (1). Les filles aînées de la langue sanskrit sont le pâli , langue des livres bouddhistes dans l'ile de Ceilan et dans la presqu'île indienne d'il delà du Gange; d'après l'opinion de Lassen, h forme la plus ancienne de la langue populaire dans l'Indostan occidental , entre la Jamouna et la Vindja, enfin les dialectes nombreux connus sous le nom général de prâkrit. Ces dialectes du prâkrit nous sont conservés dans le drame indien, qui les fait parler à des personnes inférieures: ce senties idiomes nommés mahârâchtra, çauraseni, mâgadbi (celui-ci est attesté comme idiome populaire par les inscriptions faites par le roi Açôka au m* siècle

(() Comme le latin en Europe peudant taut de siècles.

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