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Famille îranîque

Le nom d'Iran vient , d'après les lois phonéli^ ques, du mot âria^ il embrasse des peuplades qui, tout en tirant leur origine de la famille du Gange, c est-à-dire des Indes orientales, en diffèrent pourtant par des lois acoustiques particulières. Ainsi, par exemple, les consonnes d et /, ces muettes dea* taies, deviennent s devant t: sanskrit baddha lié, vient du radical bandh lier, avec la terminaison -*/a , mais en iranique le d se change ici en s et nous voyons en zend baçta, en perse primitif (dans les inscriptions cunéiformes) basta^ enfin en perse moderne A^vj/^. Un sv primitif devient un son gut-

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LQral : sanskrit svasrj la sœur» en néo-perse «^A^^A^ y Dn y rencontre des consonnes sibilantes moyennes: sanskrit aham/je^ zend azem; sanskrit mt A uri^ner, zcnd miz^ latin mingere; un « primitif devient h d'après une loi acoustique qui existe aussi entre le grée et le latin : sanskrit saptan, le nombre sept, latin septem , allemand sieben , zend hnpta , grec Etcra, perse moderne heft^ sanskrit^£7m, perse prirnitif ham, perse moderne hem^ allemand samt, avec.

Les deux langues principales antiques sont lé zend, langue des livres sacrés (zend-avesta) <|és Persans; et 1e perse ancien, langue de toutes les inscriptions cunéiformes si volumineuses, maintenant déchiffrées, que les rois akhménides ont laissées à la postérité.

Parmi les langues modernes de la famille d'Iran îl faut d'abord citer le néo-perse avec une littérature très-riche ; mais son dictionnaire fourmillé de mots arabes et sa grammaire est devenue pauvre. Puis la langue courde, qui n'est guère éloignée du néo-perse; plus éloignée est le pouchlou, idiome des Afganes. Plus éloignée encore est la langue des Arméniens, mais elle est un enfant iranien, par ses lois phonétiques et par son dictionnaire.

Le type d'Iran se conserve assez pur chez les Ossctes, petite peuplade séparée delà grande fa-

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mille ) et située comme un tlot aux Arontières ùi TEurope.

ONétique (i).

C'est à peu près au centre du Caucase » entouré de peuplades caucasiques, à l'ouest limité par des Tatares, que ce petit peuple montagnard existe; il s'appelle Iron, de son vrai nom de famille Iran. Sa langue se divise en trois dialectes : celui des Digoriens, des Ossètes du sud et des Tagaoures; ii est trop sauvage pour cultiver la littérature.

Arméoien (a).

Sur toute l'étendue de l'Europe orientale, les Arméniens, enfants de l'Asie, se sont dispersés comme négociants fixés etambulant^, il est vrai, mais non sans se concentrer par-ci par*là, principalement parmi les Hongrois , dans des colonies

(i) Sjôgrea, Ossetuche Grammatik neist fTàrterèuckf 1844, Saint** Pétenbourg. — • Rosen, Osset. Spraehlehre^ Ltmgo und Detmoldf 1846.

(a) PetermanDy Grammatîca linguœ armenîcœ; 1887, Berlin.— Windischmano, Die Grundlagû des Armenischen im Arhehen Spraehstamme; Abhandlimg der ersten Classe der KonigL hairischen Académie der Wissenscliaften ; Bd., lY^ 2. — -  Venise ont été publiés beaucoup de dictionnaires et de grammaires.

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issez considérables. Abstraction faite de l^ur céèbre couvent méchitariste, dans l'Ile Saint-Lazare^ Venise, avec la grande imprimerie nationale, et le tant d'autres endroits arméniens e|n Russie^ en vallicie , en Hongrie , et dans la Turquie euro- ^nne , il faut mentionner avant tout quatre co- DDÎes : celle en Russie méridionale aux bords du leuve Don, près son embouchure à la mer d' Azôf, ai ville Nachitchévan avec des villages ; trois utres colonies en Transylvanie, appelées Samo«liouïvar (Armenopolis), Sin Miklosch^ et Ebeschalva. Les Arméniens se donnent le nom Hm , au pluriel les Haïk; leur pays s'appelle chez eux Biaïaatan^ c'est-à-dire le pays des Haïk. Leur ilphabet est basé sur l'alphabet grec ; leur littéra* lure est riche, surtout en ouvrages ecclésiastiques H historiques.

La paire pëlasffique.

(Gréco-LttiBe.)

Nous entendons ici par pélasgique ce que les ^ngues grecque et latine ont de commun. Or, pour

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posséder ensemble un fond linguistique, il faut bien que ces langues aient jadis pris origine dans ce fond primitif. Ce fond commun est une modification particulière de Tindo-germahique.

Le latin a conservé un caractère beaucoup plus antique que le gre^c, surtout le grec classique ; les dialectes les plus anciens du grec, par exemple celui des Éôliens^ ressemblent au latin bien plus que les dialectes récents du grec. Pendant longtemps tous les philologues se sont creusé la tête afin de dé* duire le latin du grec; c'est là une entreprise dépourvue de bon sens aux jfeux des linguistes. On pourrait, en effet, mieux prouver que le grec est provenu du latin. MsTis l'un de ces efforts scientifiques est aussi vain et inutile qiie l'autre. Si, comme vous prétendez , le latin dérive du grée, d'où lui sont alors venues les formes plus antiques' et étrangères au grec? Observez donc des langues qui dérivent d'une mère : Titalien, enfant du latin, n'estii pas au latin dans un tout autre rapport que le latin au grec? Certes, la charpente du latin est construite d'une manière tellement unitaire, qu'il n'est plus permis d'y voir un mélange , pas même une dérivation. Le grand historien de Rome, Nîebuhr, a commis cette erreur vraiment singulière de vouloir baser son opinion à\x mélange delà

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langue latine sur la coïncidence des mots qui servent à Tagriculture, à Thorticulture^ etc.

Mais toutes ces expressions terminologiques, loib d'être spécialement grecques, appartiennent à la souche indo-germanique en général : ovié le mouton, en grec oAç avec le r ou digamme, en sanskrit et .en lithuanien aivts; arare labourer, en ^ grec apow, en lithuanien arti; canis le chien, en grec iRM»v, en sanskrit çvan avec le cas génitif fteno^, etc. Chacune de ces deux langues, latine et grecque, a des lois phonétiques particulières. Le grec pos^ sède presque toujours le son secondaire, le latih conserve le son primitif. Le latin, par exemple, garde le s là où le grec le change en â, s'il ne le rejette tout à fait : sus^ grec Sç, le cochon ; septemy grec ctrra. Sept; la terminaison -arum dé -asum (le* entre deux voyelles devient r en latin), en grec c5v avec omission des consonnes. En général, le grec n'est pas aussi riche que le latin et les langues latinisantes en sons a^pirans; le grec en a perdu 1er et le j' (prononcé avec une douce aspiration) et une troisième, le s {h) l'embarrasse tellement qu'il 8*en défait le plus tôt possible. Le grec, il est vrai, possède une série d'aspirées qui manquent au la- ^'0, au lithuanien, au slave : le latin primitif ne con- '^aît pas cÂ(x)) ^A(:^), ph (0) ; mais cet avantage ne

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lui sert guère. Au reste, la diffiéreiice capitale da système des consonnes grecques et latines est, <}oe le grec garde les aspirées en rejetant les spirantes (i), tandis que le latin fait le contraire en rqV jetant les aspirées et en gardant les spirantes. De pareilles iois spéciales séparent deux idiomes coo^ donnés ; mais quand on relsherche les lign^ Jè démarcation entre deux idiomes dont Tun esték^ rivé de l'autre, on y rencontre des lois bien àntr^ ment constituées.

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