‹ Les langues de l'Europe moderne, trChapitre 35 sur 39 · V. tu, au, u, u · texte numérisé non relu

V. tu, au, u, u

En comparant les voyelles de ce tableau avec le tableau sus-mentionnc^ on trouve des modincations notables. Voici des exemples de la variation des sons :

1° Changement de tontes les trois voyelles brèves ifinthan^ singulier du passé /bn^A, pluriel du passé /i<7i^Au/9i / participe du pdisséfunthans^findey fand^fandeuj gefunden^ (je) trouve, trouvait, trouvaient, trouvé; hvairban (ici ai remplace i devant r) ; hvarb^ hvaurbum ( au pour u), hvaurbans, iverbey warb, warben, geworben; acquérir, gagner.

2"* Stilan , stalj stélum^ stulans^ stehlen^ stahl, stahlen^ gestohlen, commettre un vol ; ligan, lag, légumj liganSy legeuy lag^ lageuj gelegen^ mettre.

3** Faran y fôr^fàrum , farans, fahren ^fuhr^ fuliren, gefahren ^ aller, marcher ; skapjan^ skop^ skopunèy skapanSf schaffen , schufy schufen , ge^ êchaffen^ créer.

A!^ Skeinan^ skain, skinum, skinanSy scheinen^ schien, schienen ^ geschienen^ luire; greipan^

graip, gt^um , gHpans; greifen , griffa gHffen , gegriffen^ saisir.

5"^ Tout à fait parallèle avec le numéro A : kiusan^ kaus, kuêum , kusans , kiiren ( kiesen ) , kor^ ko' ren^ gekoren^ choisir ; bitigan^ bategj bugum^ bu* ganSf bog^ bogen^ gebogen^ fléchir.

Il y a une grande différence entre ces fornies fortes et les formes correspondantes de la conjugaison faible. Tandis que le verbe fort repose sur la .variation des voyelles et sur le redoublement dans les verbes faibles, il forme son passé à l'aide d'un verbe auxiliaire, qui se combine avec lui par une voyelle. Ce verbe auxiliaire est nécessairement un verbe primitif, par conséquent un verbe fort; c'est notre verbe moderne thun ( faire ), mais -qui ne se représente pas comme verbe séparé en gothique, dans la forme qui sert de base à la conjugaison. Ainsi, en gothique, le passé de la première personne, fiskôda , ich fischte, j'ai pris des poissons ; deuxième personne, ftskôdés^ troisième personne, fiskôda / plus clairement encore se montre en pluriel et en duel le passé du verbe auxiliaire, qui avait été abrégé dans le singulier : duel, première personne , fiskôdédu / deuxième personne , fiskôdêduis; pluriel, première personne, fiskôdédum ; deuxième personne, fiskôdêduth; troisième

peraonne , fiskôdédun. Ed subjonctif , fiskodéijau^ etc. Il y â dans les langues voisines quelque chose de semblable , mais en allemand cotte formation particulière se fait d'après une loi sévère. Nous venons donc de voir un verbe se combiner avec un autre verbe ; de même dans la déclinaison faible un pronom se combine avec le non) ; comparez * y en slave on y ana , en lithuanien ans ,

anaj etc. Cela se démontre surtout par la déeli-

naison des adjectifs , dans laquelle la combinaison avec le pronom » c'est-à-dire la forme faible , exprime tout à fait le même rapport, c'est-à-dire le rapport déterminé^ qui se trouve exprimé en slave et en lithuanien par les formes correspondantes composées avec le pronom. Par exemple :

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