‹ Les langues perdues de la Perse & de l'Assyrie (volume 2)Chapitre 10 sur 20 · Ï06 LES LANGUES PERDUES · texte numérisé non relu

Ï06 LES LANGUES PERDUES

venons de désigner sous les lettres X, D, H, figuraient des noms propres et, en outre, qu^il y avait dans ces noms un certain ordre de filiation. Il soupçonna que le groupe noté H désignait le père du groupe noté D, et que D était le père de X; enfin il constata que le groupe H n'était pas suivi du mot roi. Le groupe H était donc le nom d'un prince qui n'avait pas régné ; et dés-lors il était probable que D, fils de H, était le fondateur d'une dynastie ? — Le problème à résoudre se trouvait posé, pour ainsi dire, mathématiquement pour la première inscription de la manière suivante :*

X, roi des rois , fils de D, m, etc,

et, pour la deuxième :

D, roi des rois, fils deU, .... etc.

Il fallait d'abord trouver les noms propres qui pouvaient satisfaire aux données du problème. La date des monuments était certaine * il était démontré, avons-nous dit, qu'ils étaient construits par les rois achéménides : on devait chercher parmi ces princes les noms de ceux qui pouvaient convenir. Or, comme fondateurs de

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dynastie, il y avait Cyras et Darius ? Cynis n'était pas admissible : le groupe qui l'aurait représenté paraissait trop long ; d'un autre côté, on sait que Cyrus a eu pour père et pour fils deux personnages du même nom ; il eût donc fallu que les groupes h et c eussent été semblables. Restait pour le groupe d le nom de Darius, qui satisfaisait admirablement à toutes les exigences historiques, puisqu'il donnait pour la première inscription :

Xerxès, roi des rois, fils de Darius, roi, etc.

et pour la seconde :

Darius, roi des rois, fils de Hystaspe, etc.

Mais ce n'était pas tout; il fallait encore chercher la transcription de ces noms dans leur forme originelle. En consultant l'hébreu^ WV^l et le grec Aapeïoç, que les Perses, au dire de Strabon, prononçaient âkocpiavYiç 2. Grotefend épela le groupe de la manière suivante (p. 108). Des études ultérieures établirent qu'il ne

ï Voyez Gesenius, Lexic. hebr., p. 256, 3* édition. 2 Stra.bon, Geogr., lib. XVI, in fine.

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s'était trompé que sur le signe qu'il lisait h et qui représentait y.

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