Z'KS LARMES
heureuse Marie de nos jours, qui fait renaître le Sauveur du monde.
a Dans la sainte disposition où je sens mon cœur pour faire ces prières à mon Dieu, tout le temps de ma vie, j'ose supplier, a?ec un très-profond respect, Y. A. R. d'honorer de sa haute protection et de sa bienveillance le serviteur de Dieu» son fidèle sujet, qui est à ses pieds; et d'avoir la bonté de se souvenir de lui à présent et lorsqu'elle sera parvenue à son règne. »
Cette incomparable Princesse voulut bien avoir la bonté de me répondre qu'elle avoit compati à toutes mes misères et à celles de mon troupeau, qu'elle avoit bien de la joie de m'en voir délivré, et que c'étoit un petit miracle comme j'avois pu échapper. Elle s'informa de quelques circonstances de ma sortie et de celle de mon épouse, et, dans la suite, elle me donna beaucoup de marques de sa bienveillance. Pendant tout le temps de cette audience, je regardois avec admiration le port majestueux de cette grande Princesse. Il me sembloit de voir sur son visage le trône de la majesté même, qui imprime le respect et la vénération ; mais au milieu de cette grande majesté, je voyois paroltre tant de douceur que la crainte que j'avois ressentie, en approchant celte auguste personne, fut bientôt changée en une respectueuse assurance, qui me permit de lui parler avec assez Je liberté d'esprit.
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Au sortir de ceU« audience si satisfaisante^ je fus à celle de S. A. R. Monseigneur le Prince^ auquel je parlai en ces termes :
Monseigneur y
a Je compterois ce jour pour le plus heureux de ma \ie, puisqu'il me procure Flionneur et la conr solation d'approcher de ce que j'aime, que je respecte et que je vénère le plus dans le monde, si je paroissois devant Votre Altesse Royale avec une réputation toute pure. Mais j'avoue que je parois avec une extrême confusion devant un Prince si religieux. J'ose espérer pourtant qu'il aura bien la bonté de ne me regarder pas avec des yeux moins favorables, puisque mes grandes foiblesses, mes infirmités et les horribles persécutions qui m'ont été faites ont été la seule cause de ma malheureuse chute, qui consiste seulement d'avoir dit, dans l'égarement de mon esprit causé parles insomnies et par les extrêmes douleurs d'une cuisse cassée, que je me réunirois. Mais Dieu, par sa grande miséricorde, m' ayant relevé dans le moment, ces cruels persécuteurs n'ont jamais pu obtenir de moi ma signature , quelques menaces qu'ils m'aient pu faire. J'ose dire à V. A. R. que si la pureté de ma Religion et mon caractère m'ont attiré cette horrible tempête, le zèle, la fidélité et l'affection que j'ai toujours eus pour son service
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y sont entrés pour beaucoup. Les Comm&Ddaiita et les ÉTèques ne m'en n^ni pas ftît un oaygtèfre* Quand je leur ai demandé on passe^porl pour toè retirer près xie mon grand maître, ils m'ont dit sans détour que le Roi ne Ventendoît pas ainsî^ qu'il se faisoit un point d'honneur de n^e eatholiser; qu*on savoit que j'étois un esprit trop dau^ gevevix et trop affldé au service de^ Y, A. R. pour permette que j*approefaosse Jamais d<e aa per^ srane. Je bénis Dieu de ee qu'on m'a imputé h crime ce dont je fais mon honneur et mi gloire; et je lui rends grfteis du plus profond de mon âme; cte ce que, nonobstant leur rage» leur ftirèur e^ leur circonspection à avoir Tœil sur moi, il m'A imiené aui pieds de Y. A. H. pour y trouver un asile assuré.
«Mais, MoNi»;ieNBtm, au milieu de la joie et de la consolation que je ressens aujourd'hui, la tristesse commence à s'emparer de mon &me^ loi^ que je pense que je suis indispensablement obligé de dire un mot à Y. A. B. de la dissipation dé mon pauvre troupeau, et du triste état de me$ chers et luenheureux collègues, qui prêchent dans leurs prisons la vérité et l'Évangile avec pliis ' d'efQcace qu'ils n'ont jamais fait dans lés chaires de vos temples, et qui, par cet endroit, sont dignes de ses plus tendre^ compassions. Oni, Mj^nski- ONEUR, je suis un Pasteur désolé, qui pleure jour
DE J, P. DX CHÂHBRUN. 255
et ûuit ftût tnai-mème et sut les misères de mes brebis ^U8 jd- ehérissois aveo iaut A^ tendressey.et à la dOûsdrvatian desquelles je doonois fti apéabUm^ûi et mes soins et laies pemes* €'e8t de ^ous, apfè^ Dieu, Monseigkeur , qu'elles attendent en son .teanps leur délivrance* Mais ce n'est pas seuleïûiiiA ce (rottpciau qui espàre que tous térez rhoM^^ de H An%in de Dieu pour réiliblir Jéni-* «aleflà désolée; le reste des Églises Réforakées dé TËiiiope vous, ijonsidèrent eommd un' second Zori^abel, et espèrent; de chanter oe chant der triofQphe ; «Le bras de rÉternel et Tépée de notre graijd Prince. ».
((,^insi, MoNBBiGHEijB, tout le mcmde regarde^ la p]^6ufi(^ vie de y. Âii R. comité le Palladium,: si je^'ose ainsi dire> des É:glise8 Réformées, et lait deÉ iie^ut ardeur pour sa conÉerTàtion, pour sa pfospéifiléi «i pour la gloire/ Pour, moi, Moksii^ GltfeVfti, ^Ui $i tant àé ^jei de fe&re . le» mêmes ycbxa^ je les adre^ge ^oâtiûuôUemeat à mon Dieu, et Iqs^ liii adresserai tout le resté de mes jours, avec toute Fardeur dont je puis étfe capable^ C'est ce qui me fait prendre la liberté de supplier aveô tin trps^ptTofond redpéct Y» Â< R. de mé. continuer rbonneur de sa bienveillanoé, êl d'agréer que je hii prrésente mon plus humble service. Si la oapsh» cité ipe n^anque^ je Tose assurer que je ne man-^ querai jamais de zèle et de fidélité, et que je
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mourrai très-salisrait, si, en suivant l'exemple de feu mon père, qui a été comblé des bienfaits des Princes de glorieuse mémoire, \os prédécesseurs, je puis finir mes jours au service d*un si grand maître. »
: J'accompagnai ce discours de beaucoup de JUtrmes, sans les pouvoir retenir, quelque effort que je pusse &ire. Ce grand Prince voulut bien me consoler de sa propre bouche, en des termes remplis de piété, et si je l'osé dire, de tendresse. Il eut la bonté de me direiplus d'une fois qu'il avoit une extrême joie de me voir, qu'il y avoit longtemps qu'il l'avoit souhaité ; mais qu'il ne se seroit pas attendu de me voir dans une si triste conjoncture. 11 voulut bien encore me donner des marques essentielles de l'honneur de sa bienveillance, en me retenant à son service. En un mot, si jamais un sujet a reçu un accueil favorable de son souverain, je puis dire que celui doat je fus favorisé est allé au delà de ce qu'on en pourroit imaginer.
Je ne saurois finir mes larmes par un plus bel endroit que celui-ci. Ces deux audiences ont si bien essuyé celles de mes afUictions, que je me rendrois tout à fait indigne de la protection de ces deux Augustes Personnes si je les faisois couler plus avaât. Pour celles de ma repenlance^ elles doivent couler tout le temps de ma vie; il n'y a
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que la mort qui les puisse arrêter^ afin qu*au dernier soupir cette huile sacrée se trouve dans ma lampe, et que je paroisse en ce moment comme un véritable pénitent, qui présente à Dieu un cœur froissé et brisé. Je souhaite même que ces larmes coulent après ma mort. Que la postérité sache que si j*ai été un grand pécheur, j'ai été aussi un grand repentant. J'en ai versé avec abondance au milieu de TÉglise de mon Dieu, lorsque je suis monté en chaire pour annoncer son Évangile.
C*est là que j'ai fait mon exomologèse, c'est-à-dire ma pénitence publique. Je la fais par cet écrit à la face de toute l'Europe.
Prosterné au pied du trône de mon Dieu , je lui demande en toute humilité qu'il me pardonne mon grand péché, qu'il jette arrière de son dos cette grande iniquité, qu'il n'entre point en compte ni en jugement avec son serviteur, qu'il ne prenne point plaisir à ma mort , ni en la condaolnatiôn que j'ai méritée, que par le sang frais et vivant de la nouvelle alliance de mon Sauveur, qui crie chose meilleure que le sang d'Abel, il purifie mon âme de cette œuvre morte : qu'il présente pour moi à Dieu son père, dans le sanctuaire de la gloire, les nobles cicatrices qu'il a reçues sur la croix, pour un serviteur qui lui a été infidèle; qu'il me donne son bon esprit pour m'assurer que ma paix est faite avec mon Dieu , qu'il me
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redonne la joie de son salut; et que cet esprit franc me soatknoe jusque» an dernier soupir de ma ?ie, qu'il remplisse mon cceur de ses plitt douces consolations qui me sont si oééessaires es rétat où je me trouve ; et qu'enfin il abrège mes malheureui jours^ afin que je ne l'offense plus; mais plutôt que je le glorifie dans son Ciel atec tous ses Saints^ dans toute la teste étendue de l'éternité.
Je demande aussi pardon à toute» les bonnee àmes^ qui ont été scandalisées par ma ohute« Si d^ la montagne de Hébal elles ont prononcé ana^ thème contre moi , comme je le méritois^ qu'elliM^ montent sur celle de Ouérisim pour me donner des bénédictions K Je les conjure de joindre leurs prières aui miennes, pour implorer la miséricorde de mon Dieu en ma fateur, afin que le plus grand de tous les pécheurs puisse entendre un arrêt d'absolution à l'heure de sa mort« Enfin je de^ mande à la postérité que^ si ma lâcheté m'a enleyé la gloire des illustres confesseurs et des martyre de oe tempSy elle ne me refuse pas la charité et^ si je l'ose dire^ la justice de me mettre au catalogue des véritables repentans.
1 Deutér. 11, 29.
ÏIN.
On a tii, ddiis le rdcit de M« de Chamlmiii, queM/ de Tesaé, en atrltani à Orâtigo^ eut besu matidet les ministres, ei leur déc^t&rer qa'il Im ferait {tendre le Im-* demain sHls ne donnaient un bon caiemple à huvs troupeaux en se faisant catholiques : ils demeurèrent liiébfarilables et furent^ sinon pendus^ du moins emprisonnés d*abdrd à Orangé, puià à Pierre-Ëncise, où« pendant plu» éë douze ans« ils supportèrent arec la plus grande Gonstuneë les rigueurs d'une dura cap-* tivité.
Mais lorsque, m 16^, Ixiuis XIY fut obligé dé reiHiettre la principauté d'Orange an roi Guillaume» les galériens et les prisonnie»^ furent rendus à fà liberté, les conselUefôdu parletnent rélablisdans leurs charges, les temples rebâtis et lés pasteurs reçus dans la principauté au milieu des acclamations et des cris de réjouissaiic^ dé leurs troupeaux, qui allèreiit en foule les recevoir aux bords fh Rhône / et les Èondui-* sireUt en triomphe jusque dans la ville d'Orange^
Voici en quels termes ils racontent eux-mêmes leur retour.
LETTRE ÉCRITE A M. PIÉLAT, PASTEUR DE l'ÉGLISE WAIXONWE DE ROTTERDAM, PAR LES PASTBORS DE LA PRIKCIPACTÉ D^ORANGE, EN SUITE DE LEUR ÉLARGISSEMENT ET DE LEUR RETOUR A LEUR |£GLISE APRÈS DOUZE ANS ET UN MOIS DE PRISON.
Monsieur et très-honoré frère ,
Des soins que vous avez pris de nous consoler dans notre prison, tant par vos lettres que par les secours que vous nous avez procurés, nous persuadent que vous attendez avec impatience la nouvelle de notre élargissement, que nous avons cru devoir vous an-
noncer par cette lettre.
Notre liberté nous fut annoncée le 26 novembre, sans aucune condition; de sorte qu'il nous a été permis de rester à Lyon tout le temps qu'il nous a plu : nous y avons paru comme jninistres, et bien lom d'y recevoir aucune insulte, l'on nous y a fait mille honnêtetés, même des catholiques qui nous ont regardes (si nous osons le dire) avec vénération.
Quant à ceux de notre communion, nous ne saurions assez vous dépeindre leur joie et les marques qu'ils nous ont données de leur tendre affection. M. Locher nous reçut chez lui, au grand chagrin de plusieurs autres qui demandoient que l'on nous partageât. Messieurs les Allemands et les Suisses nous traitent de la manière du monde la plus splendide ; l'on voulut nous arrêter pour lé moins quinze jours;
APP£T«DIGE. 261
mais nous fûmes obligés de partir pour venir consoler nos troupeaux.
Le matin de notre départ, une partie considérable de ces Messieurs et de leurs femmes se trouvèrent sur le port avec leurs enfans pour nous voir partir, et pour nous demander notre bénédiction. Nous trouvâmes dans le coche une grande abondance de provisions qu*ils nous y avoient fait porter. Plusieurs vinrent nous accompagner jusqu'au lieu de Tembouchure dé la Saône dans le Rhône; et ce ne fut pas sans verser des larmes que nous nous séparâmes de ces bonnes âmes , dont plusieurs de leurs enfans nous avoient demandé la bénédiction à genoux d'une manière fort touchante. Il faut aussi vous apprendre que Monsieur le commandant nous fit inviter à diner deux jours après notre sortie de Pierre-Encise, et non-seulement il nous traita très-splendidement, mais il fit des excuses à quelques-uns d'entre nous du traitement que nous avions reçu.
• Nous avons aussi à nous louer du maître du coche. Il ne s'arrêta en aucun lieu sans notre agrément, el là où nous sortions il nous faisait toujours bien réserver nos places. Nous avions pour compagnie plusieurs de nos dames d'Orange qui venoient de Genève, et plusieurs moines et ecclésiastiques qui nous fai»soient mille honnêtetés. Dans tous les lieux où nous avoils pris terre, comme l'on nous regardoit comme ministres de Sa Majesté Britannique, l'on nous recevoit avec honneur; quelques gentilshommes de mérite, catholiques, firent l'éloge de notre roi, tel que l'aurait pu faire l'un de ses plus fidèles sujets. Nous nous arrêtâmes à Ancone, près du Montlimard, où se ren-
262 APPKNDICK.
dirent plusieurs personnes de cette ville pour nous iôcueillir et pour nous voir passer. Nous passâmes heureusement (sans débarquer) le pont du Saint-Esprit» où la rapidité du Rhône est si prodigieuse^ et en An, étant hu port de RAlthasar qui n*estqu'À une lieue d'Orange» BOUS entendions des oris d'une joie sans égale» poussés par DOS compatriotes qui nous attendoient,' tant hommes que femmes et filles , et même des petits enfans de quatre ans; ap^eevant notre coche» ils s*éoriërent avec transport : < Les voici, nos cbers pas* teurs ! les voici 1 »
Le Rhône était bordé par plusieurs centaines dé (personnes qui crioient: < Vive le roi! et nos chers pMeùrs! » Et en ce moment une grande partie de oeui qui étoient armés firent une décharge de leurs armes à feu. Nous n'eûmes pas mis pied à terre que» sans pouvoir nous rôconnoltre» nous nous vimes enlevés; on nous monta sur des chaises roulantes» et du Rhône jusqu'à la ville ce ne fut qu'une haie de monde qui crioit sans cesse : < Vive le roi ! et nos chers pasteurs! > Toutes les boutiques furent fermées ce jdur«là« Nous avonâ commencé quelques jours après à revoir nos brebis, qui sont venues en foule faire leurs déclsratkms entre nos mains» et qui sont dans Un excès de joie de nous revoir paroltre avec nos robes longues par la ville et dans leurs maisons.
Dimanche dernier nous prèdiâmes en trois lieux différents : M. Gondrand chez M. de Lubières, et y exposa ces paroles du psaume CXVi : c Mon âme, retourne en ton repos« car l'Éternel t'a fait du bien ; i» M. Chion chez M. Dubois» du cirque, et prit pour texte ces paroles des Actes (11, 37) : < Ces choses ouieé ils
ÀPPINDICB. 163
eurent componction de cœlâr, » et M. Petit dans la maison de M. de Rocheblave, et expliqua ces paroles du psaume CXYI : € J'aime mon Dieu, car lorsque j*ai crié, il m'a exaucé. » Et tout le peuple fondoit en larmes et leurs gémissemens excitèrent les nôtres, tellement qu'il nous fallut arrêter pour donner lieu à tous les sanglots qui se poussoient avec tant de mouvemens. Jusqu'à présent nous avons eu peine de manger chez nous, et, depuis le plus grand jusqu'au plus petit, tous tious veulent avoir à leur table les uns supvès les autres. Nous recevons plusieurs marques d'eatime de beaucoup de Meaaieuraeatholiquea; quelques-uns môme , da diatini^ioq , ont erohrtaii notn» religion et (à la réserve de M. *^'') noun avons recouvré toutes nos brebis éparses.
Nous ne doutons pas que vous ne soyez consolé d'apprendre ce récit abrégé; pour nous, nous bénissons le Seigneur de ses grâces, et lui demandons celle de nous faire bien remplir les devoirs de notre ministère. Contribuez-y par de saintes prières, comme vous avez fait par vos soins charitables si longtemps. M. Blesion est arrivé, il nous a donné à souper à tous quatre pour nous entretenir de ce que nous pouvions espérer. Nous vous envoyons sur cela nos Mémoires, vous priant de les solliciter, et nous remercions tous votre troupeau et tous les autres tidèles des ardentes prières qu'ils ont faites pour nous , et des actions de grftces qu'ils ont adressées à Dieu pour notre liberté. Le Seigneur veuille exaucer les vœux que nous faisons pour le salut de Jérusalem et pour celui de votre famille, que nous prions Dieu de bénir de ses bénédictions spirituelles et temporelles, et sommes avec toute
la reconnaissance et Tardeiir dont nous sommes capables,
Monsieur et trës-honoré frère,
Vos très-humbles et très-obéissans serriteurs, et très^aflècUonnés frères au Seigneur,
Let quatre Pcuteurt de la principauté éCOrange^ GONDRAND, ÀUNET, ChIOM» PeTIT'.
> Cette lettre se trouve à la suite d*un recueil de sermons de M. Plélat; elle a été reproduite par Ërman et Reclam, YllI, 100. Gf.YIII, 126,127, 180.
L*un des signataires, M. Petit, devint plus tard pasteur de l'église de Berllu, et le refuge d'Orauge amena dans cette même ville les familles de ses trois collègues.