LA PRINCESSE D'ORANGE
MADAME
Si VOTRE ALTESSE ROYALE éloit une Princesse du siècle, ce seroit lui faire mal ma cour que d'oser lui présenter des soupirs et des larmes, (le n'est pas <•»• qu'on demande aujourd'hui dans le grand monde : un pénitent y passerait pour un homme incommode, au lieu que ceux qui y débitent des hagatelles et des intrigues y sont regardés comme des personnes d'importance, que l'on caresse avec empressement, comme s'ils en valoient bien la peine.
La cour de V. A. R. est de tout autre nature. La piété y règne, la dévotion est une de ses principales occupations; de sorte qu'il seroit à souhaiter que les