‹ Les Laurentiennes [microforme]Chapitre 13 sur 101 · A L. G. F., QUI M'ADRESSE DES VERS · texte numérisé non relu

A L. G. F., QUI M'ADRESSE DES VERS

Ta lyre enfin rompt le silence Dont tu l’entourais malgré nous Et semble à mon impatience

Se rendre en accords les plus doux Ta ‘ Prière,’ ami, me réveille,

Je viens applaudir à tes chants :

Chante ! ta voix charme l'oreille, L'âme y retrouve ses accents !

Chante ! j'aime ta voix sonore

Qui parle d’espoir et d'amour,

Car tu n’as pu connaitre encore

Que les prémices d’un beau jour.

Puisque ta muse se réveille

Reprends ta tâche ! et pour longtemps Chante ! ta voix charme l'oreille, L'âme y retrouve ses accents !

Assez d'autres ont la souffrance,

Le triste partage des pleurs,

Fais luire à leurs yeux l'espérance, Répands ton baume dans les cœurs !

Verse les fruits de ta corbeille

A l'âge heureux de tes vingt ans.

Chante ! ta voix charme l'oreille L'âme y retrouve ses acccats.

Si des talents que Dieu nous donne L'on utilisait la moitié,

La part de chacun serait bonne Aux dons que nous fait sa pitié.

Toujours sa main qui nous surveille Raffermit nos pas vacillants.

Chante ! ta voix charme l'oreille,

L'âme y retrouve ses accents !

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