À MES AMIS
Air—-Rendez-moi mon léger baleau.
Quend vous chantez vos regrets et vos peines, Auprès de vous je sens couler mes pleurs.
Mon âme s'ouvre à toutes les douleurs Comme elle s’ouvre aux amitiés screines !
À mon tour je m'en vais chantant, Mèlant à la romance Un air de mon enfance.
A mon tour je m’en vais chantant Les souvenirs que j'aime tant!
Je marche au gré du courant qui m’emporte, Per mes couplets abrégeant le chemin.
Triste ou joyeux, où serai-je demain ?
C'est un secret, Dieu le sait, que nr !
Da
Et toujours je m'en vais chantant, = Mélant à la romance Un air de mon enfance, Et toujours je m'en vais chantant Les souvenirs que j'aime tant
De près, de loin, qu'il est doux de s'entendre ! Chantons en chœur nos chagrins, nos plaisirs ! Du temps passé gardons les souvenirs :
La voix connue est toujours la plus tendre!
C’est pourquoi je m'en vais chantant, Mélaut à la romance Un air de mon enfance, C'est pourquai je m’en vais chantant Les souvenirs que j'aime tant !
février 1867,
LÉDR
Léda, la perle du village, Léda vous n’avez pas seize ans, Je lis sur votre frais visage Vos secrets les plus séduisants.
.Qh! puissiez-vous, charmante amie, ° Garder longiemps votre gaité Et la candide bonhomie Qui va si bien à la beauté!
J'aime la simple confiance
Que vous ne refusez jamais ; J'admire la douce espérance
Dont s’enivrent vos jours de paix.
Joyeuse enfant, l'espoir perfide Vous parle d’un lointain bonheur, Mais, croyez-mol, le temps rapide Déjà l’a mis dans votre cœur!
| 1 Musique de J.-Bte, Labelle,
L) SES ras D Re UE RUES
Seuls, les beaux jours de la jeunesse Se déroberit au sort jaloux,
Ce matin rempli d’allégresse
N'a pas toujours un soir si doux, ,..
Oh ! puissiez-vous, charmante amie, Garder longtemps votre gaité
Et la candide bonhomie
Qui va si bien à la beauté !