Denis, ouvrage cité, p
nement du droit des peuples. Il craignait que la guerre de i8i3, au lieu de rester la guerre nationale qui assurerait au peuple allemand la possession délinitive de son indépendance politique, ne dégénérât en une guerre despotique et dynastique ^ » — Bismarck lui-même, le fondateur de l'empire allemand, voulait « rendre la maison habitable » et, pour cela, la mettre d'abord en garde contre une ambition ruineuse. Il conseillait donc à ses compatriotes de rester insensibles aux conseils d'un imprudent orgueil et de ne pas faire de leur victoire un tremplin pour s'élancer à la conquête du monde. « Notre unité une fois établie dans les limites possibles, mon idéal a toujours été de nous concilier la confiance des grandes puissances comme des puissances secondaires de l'Europe... Or, pour gagner la confiance, il faut avant toute chose de l'honnêteté, de la franchise et un esprit de concihation... ^ »
La soumission d'un chien battu est belle à sa manière. Le culte des Allemands pour un prince aussi peu digne d'adoration que leur empereur a rencontré hors de l'Allemagne des badauds qui l'ont admirée; en Allemagne, Zeppelin seul et Krupp sont les objets d'une pareille idolâtrie. Mais, de même que