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CHAPITRE PREMIER

Les Lectures de l'Office et de la Messe jusque vers le milieu du VIe siècle.

i. On ne trouve pas trace des Lectionnaires dans l'Eglise avant le Ve siècle. Mais incontestablement l'usage de lire l'Ecriture dans les réunions publiques exista dès les commencements de la prédication évangélique : nous en trouvons une preuve, au moins inc^recte, dans ce que nous raconte saint Luc. Au ch. rv, 16 de son Evangile, il nous dit le début du ministère de Jésus en Galilée : «Etant venu à Nazareth, où il avait été élevé, le Sauveur entra selon sa coutume à la synagogue et se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe... » Au livre des Actes, le même auteur sacré, parlant des missions de saint Paul, nous instruit encore sur la pratique des synagogues : ainsi, « à Antioche de Pisidie, Paul et ses compagnons, étant entrés

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dans le lieu des réunions juives le jour du sabbat, s'assirent. Après la lecture de la Loi et des Prophètes, les chefs de la synagogue leur envoyèrent dire : Frères, si vous avez quelque exhortation à adresser au peuple, parlez. » (Act., xm, 14, 15.)

Est-ce à dire que les Apôtres empruntèrent aux Juifs, avec la pratique de lire la Sainte Ecriture, le sectionnement liturgique alors en usage ? Non : ceci ne ressort pas directement des passages cités, il paraît assez vraisemblable que les Apôtres se donnèrent la liberté de choisir ce qui leur paraissait plus en rapport avec la prédication évangélique : l'organisation uniforme des lectures publiques ne fut pas l'œuvre de la première heure. Il y eut des usages divers ; aux lectures de l'Ancien Testament, les Apôtres firent ajouter celle de leurs propres écrits, instructions données de loin à des églises fondées par eux. Ainsi, il est permis de voir une recommandation relative aux assemblées chrétiennes dans les passages suivants de saint Paul : « En attendant que je vienne, applique toi à la lecture, à l'exhortation, à l'enseignement » (I Tim., iv, 13). « Lorsque cette lettre aura été lue chez vous, faites qu'on la lise aussi dans l'église de Laodicée, et que vous lisiez à votre tour celle qui vous arrivera de Laodicée. » (Coloss., iv, 16.)

Nous avons dit ailleurs (1) les quelques attestations données par les Pères des 11e et 111e siècles ;

{\)Evangeliaires, pp. 12 à 17.

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il est peut-être bon de les reprendre ici et de les compléter pour jeter quelque lumière sur les lectures en général. Saint Justin dit dans sa I'° Apologie : « Le dimanche, se fait la réunion (des chrétiens), on y lit, autant que le temps le permet, les mémoires des Apôtres (expression pour désigner les Evangiles) ou les écrits des Prophètes. Puis, quand le lecteur a fini, celui qui préside donne de vive voix des avis et l'exhortation à pratiquer une si excellente doctrine. » (Migne, P. G., t. VI, col. 430.) « L'Eglise romaine, dit Tertullien (de Prœscripîionibus. P. G., t. Il), joint la Loi et les Prophètes aux écrits des Apôtres et des Evangélistes pour y nourrir sa foi. » Dans certaines églises, la lecture n'est pas limitée à un seul passage, mais s'étend à deux ou trois, parfois même davantage : témoin ce début d'une homélie d'Origène (Homil. in I libr. Reguin, de Engastrimytho : P. G., tom. XII, col. 1011) : « On vous a lu plusieurs passages | ■' V/a-.'vwcOîvTx) ; pour en parler, nous les classerons en deux parties... nous avons lu ce qui concerne Xabal du Carmel et sa conduite envers David (IReg., c. 25), puis l'histoire de David se cachant au désert de Ziph (it., c. 26), en troisième lieu, le récit de la fuite de David chez Achis, roi de Geth (it. c.j 27), enfin le célèbre épisode de la femme ventriloque évoquant l'ombre de Samuel (it., c. 28). Expliquer ces récits, qui sont au nombre de quatre, serait une trop abondante matière,

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même à ceux qui sont aptes à en déduire des enseignements, et demanderait un entretien de plusieurs heures. Que l'Evêque désigne, à son choix, le passage sur lequel il veut que nous arrêtions nos considérations. — Eh bien ! dit l'évêque, qu'on explique ce qui concerne la femme ventriloque. » Ce préambule ajoute quelques détails à ce que disait saint Justin : dans les assemblées tenues pour célébrer les saints mystères, se fait une lecture de plusieurs chapitres des saints Livres ; quoique les chapitres se suivent, il semble qu'on en détache certains épisodes, les autres sont omis, la personne du lecteur y est nettement distincte même de ceux par lesquels l'Evêque se fait suppléer pour la prédication ; il semble que les diverses lectures occupent la première partie d'une même réunion, et l'instruction qui suit se termine par la prière. — Nous savons d'ailleurs par saint Cyprien que l'ordre de Lecteur existait dès ces premiers temps ; MgrDuchesne, dans ses Origines du culte, dit que les « Lecteurs étaient connus dès la fin du second siècle », qu'on les trouve fréquemment cités dans les documents romains » (p. 330 et 336).

2. Les lectures étaient empruntées à un même livre de la Bible, comme dans le cas dont parle Origène, souvent aussi, dans une même réunion on lisait des passages de différents livres. Les Constitutions Apostoliques, dont on place, il est vrai, la date au iv" siècle, nous l'attestent, à

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propos de l'ordination del'évêque : «Après la lecture de la Loi, des Prophètes, de nos Epîtres, des Actes, des Evangiles, que l'évèque ordonné salue l'assemblée. » (Migne, P. G., tom. I, col. 1076.) Ethéria dans son récit nous apprend les usages de l'Eglise de Jérusalem, Cassien nous renseigne sur ceux de l'Egypte et de la Thébaïde, les Pères de l'Eglise grecque comme ceux de l'Eglise latine, au IV siècle, ont dans leurs homélies des allusions fréquentes, analogues à celles d'Origène, et qui sont l'indice d'un usage vraiment universel de leur temps. Toutefois, avant eux, les Livres Bibliques, soit séparés, soit groupés, servaient pour la lecture, et, à l'office divin comme à la célébration des saints mystères, le président de l'assemblée indiquait les passages à lire, arrêtait ensuite le lecteur quand il le jugeait à propos.

3. Vers la fin du iv° siècle, certaines églises au moins eurent leurs lectures assignées d'avance, sinon pour la longueur du passage, du moins pour l'attribution d'un livre déterminé à telle époque de l'année. Des prédicateurs, comme saint Jean Chrysostome, par exemple, en profitèrent pour abréger la lecture publique et inviter leurs auditeurs à lire d'avance chez eux le texte sur lequel ils donnaient leurs explications. Pour les églises d'Antioche et de Constantinople, les homélies de saint Chrysostome nous fournissent des indications en ce sens ; la Genèse était lue depuis le commencement du carême Jusqu'à

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la semaine de la Passion : « Age igitur consuetam vobis mensam itermn proponamus , et de ù's quœ lecia siuit ex beato Mose caritati vestrœ convivium paremus (S. Chrys., Homil. 3o in Gènes, P. G., t. 53, col. 274) ; au temps de la Pentecôte, c'était le livre des Actes à cause des événements qui y sont racontés et qui sont comme le premier fruit de la descente du Saint-Esprit {Item, P. G., t. 51, col. 101) ; aux fêtes des martyrs, trois ou quatre fois par semaine, quand furent établis les jours de Station, on lisait les Epîtres de saint Paul (S. Chrys., Comm. inEpist. ad R0771. P. G., t. 60, col. 391). De même que les homélies de saint Jean Chrysostome sur la Genèse furent données pendant le temps du jeûne, de même à Césarée saint Basile avait prêché ses homélies sur XHexameron, pendant le carême. Le récit de la chute parut sans doute plus propre que tout autre à faire naître et à entretenir l'esprit de pénitence dans l'dme des chrétiens. D'Antioche de Césarée et de Constantinople, l'usage s'étendit sans doute aux autres églises orientales ; toutefois Origène nous apprend aussi que le livre de Job était lu pendant le carême. En commençant son explication du livre de Job, Origène s'exprime ainsi : « Dans les assemblées des fidèles le récit des souffrances de Job se lit aux jours de jeûne et d'abstinence : durant ces jours, ceux qui font pénitence prennent ainsi leur part de l'admirable passion du Sauveur Jésus, afin que passant

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par ses terribles souffrances, ils méritent d'arriver à sa bienheureuse résurrection. Job a représenté dans sa personne quelque chose de cette passion et de cette résurrection, comme ceux-là ont pu s'en rendre compte qui ont médité l'histoire de Job avec plus de soin : voilà pourquoi dans ces jours de souffrances, de sanctification, de privation, on lit, on médite, on approfondit le récit de la passion de Job. »

En dehors du carême, des occasions spéciales, comme les anniversaires de martyrs amenaient une interruption dans la lecture ordinaire, alors on choisissait un passage approprié à la circonstance, on reprenait ensuite la lecture à l'endroit interrompu.

Saint Ambroise et saint Augustin nous donnent des renseignements analogues sur la pratique de l'Église occidentale.

4. Avant d'aller plus loin, il est bon d'attirer l'attention sur les rapports qui existaient primitivement entre les lectures de l'office divin et celles delamesse.LeR.P.Dom Cabrol (1) a établi qu'une certaine parenté existait entre les deux, et il l'explique de la façon suivante : « Nous croyons que c'est la vigile ou l'avant-messe (appelée aussi messe des catéchumènes) qui a donné naissance à notre office de nuit, appelé aujourd'hui matines : ce

(1) Monumenta Ecclesiœ liturgica, I, p. lxxxiii, et Revue

du Clergé français, 1900, août et septembre.

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dernier office est du moins calqué sur le modèle liturgique. De part et d'autre, au milieu de psaumes ou versets intercalés, on trouve trois lectures : lecture de l'Ancien Testament, lecture des Épîtres (ou Actes des Apôtres, ou passion des Martyrs), lecture de l'Evangile. La récitation des Psaumes a pris, il est vrai, dans l'office un très grand développement, mais les lectures généralement au nombre de trois, comme àl'avantmesse, sont combinées d'après le même plan. » Ainsi, ce que rapporte Cassien (i) (De Instit. Cœnob., P. G., t. 51, col. 105) sur la lecture des moines •durant le temps pascal, — et il parle alors de l'organisation de l'office, — correspond aux indications de saint Chrysostome (v. plus haut), à celles de saint Augustin [Tract, in Joan.>Y '. L., t. 35, col. 3019), à ce que dit saint Ambroise dans ses lettres (Epis t. 33 ad Marcellinam ; Epis 1. 1, n. 20. P. L., t. 16, col. 1001) : et- tous ces documents attestent une ordonnance presque constante dans la série des leçons de l'Ecriture, quoique liberté fût laissée aux évêques de la modifier. A Milan, du temps de saint Ambroise, les lectures de la messe étaient au nombre de trois : leçon Prophé-

(1) « D'après Cassien, en Palestine, en Mésopotamie, dans l'Asie Mineure à la fin du iv* siècle, les vigiles du dimanche se composaient de dix-huit psaumes et de neuf leçons. De ces dernières, trois étaient empruntées peut-être à l'Ancien Testament, trois aux Épîtres ou aux Actes des Apôtres, et trois à l'Evangile ; mais il n'est pas invraisemblable que la leçon de l'Evangile, selon ce qui se passait à Jérusalem, formât une seule leçon. » D. Baumer, Hist. du Brév., I, p. 143.

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tique (ou Ancien Testament), leçon Apostolique (ouépître) , leçon Evangélique ; aux fêtes des saints , on remplaçait la première par une lecture des Gesta. En Afrique du temps de saint Augustin, il ne semble pas contestable qu'il y ait eu trois lecturesàl'avant-messe, évangile compris, et ce fait doit être noté avec soin (P. L., tom. 38, col. 320, 245, 196, 902 ; tom. 35, col. 3019) ; il parait aussi qu'il y a connexion entre les lectures et les psaumes chantés, ainsi on choisit dans l'Ecriture des leçons en rapport avec l'objet de la fête, les leçons de l'Ancien Testament, desEpitres apostoliques et de l'Evangile sont mises en relation l'une avec l'autre (1). Les sermons de saint Léon le Grand nous renseignent aussi sur l'usage romain et nous amènent aux mêmes conclusions (Serm. de Quadr. P. L., t. 54, col. 358).

Il faut laisser passer encore un siècle pour trouver les traces d'une réglementation bien fixée, quoique l'Eglise n'ait pas attendu si longtemps pour établir le canon des divines Ecritures ; mais, autre chose était se prononcer sur l'inspiration, autre chose sur l'opportunité de lire un écrit dans l'assemblée des fidèles. A la première catégorie de ces mesures semble plutôt se rapporter l'acte d'un concile de Carthage, tenu en 397, et donnant une liste des livres à lire dans l'Eglise sous le

(1) Voir le Dictionnaire d1 Archéologie chrétienne et de Liturgie, \> fiassim, rit ambrosien, col. 1402 ; col. i3;7 ; Afrique, Liturgie postnicéenne, col. 63o.

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titre de divines Ecritures ; à la seconde, se réfère l'allusion à une réglementation existante, relevée dans la vie de sainte Mélanie la jeune ; il y est dit que « office, psalmodie et lecture doivent être célébrés selon la règle établie, « juxta statutum canonem » [Analect. Bollandian., t. VIII, p. 49) ; il faut ranger enfin dans la seconde catégorie certaines ordonnances sur les lectures publiques qui ont été attribuées au pape Gélase, mais ne sont pas de lui, ont été composées vraisemblablement entre 533 et 540, ont eu une grande influence sur le développement du système des leçons, et ont posé les principes et les règles pour le choix des livres à lire à l'office. Ce sont elles qui nous font connaître la pratique de l'Eglise Romaine durant les v" et \T siècles.

5. Terminons ce chapitre sur les lectures dans les premiers siècles de l'Eglise, en disant ce qu'on peut recueillir relativement à cette partie de la liturgie romaine en dehors des Lectionnaires. La pratique de l'Eglise Romaine, en raison même de la liberté laissée aux églises particulières, reste plus ou moins dans l'ombre pour les temps qui ont précédé saint Grégoire le Grand (590-610). Vraisemblablement, le pape saint Damase (366- 384) travailla à une réforme du Sacramentaire (préfaces, antiennes, prières d'action de grâces, etc.), comme le donne à entendre une allusion faite par le concile d'Hippone, de 393 ; une ancienne tradition dit aussi que ce pape aurait réglé l'office

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romain, accompli de la sorte une œuvre analogue à celle de saint Basile pour la Cappadoce. Mais de ces indications on ne peut tirer rien de précis pour l'ordonnance des lectures.

Mgr Duchés ne (Origines du culte chrétien, p. 436-437) constate que, jusqu'à saint Benoit, on varia beaucoup d'une église à l'autre, dans l'organisation précise des offices (distribution des psaumes et des lectures, assignation pour les diverses heures du jour et les époques de l'année). Les conciles provinciaux s'efforcèrent de régler les détails et d'obtenir quelque uniformité ; quand on arriva à l'introduire, ce résultat fut dû à l'influence de la règle bénédictine en usage dans les monastères de Rome. Saint Benoît, dans l'ordonnance de l'office monastique, nous offre la première exposition complète et détaillée de l'office canonique tel qu'il pouvait être dans les siècles précédents (jusque vers 529 ou 530). Car il n'invente pas ; sa distribution des psaumes, leçons, etc. , ill'emprunte, comme il leditlui-mème, à l'Eglise Romaine ou à d'autres églises d'Italie, dans le voisinage desquelles il se trouve. Pour les lectures en particulier, il demande qu'on lise, au moins une fois l'an, dans leur entier, l'Ancien et le Nouveau Testament, avec des commentaires convenables, choisis des meilleurs Pères catholiques orthodoxes (ch. 9, 18, 42 de la Règle); il met pour chaque nocturne quatre leçons ; celles du premier sont empruntées à l'Ancien Testa-

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ment ; celles du second, également à la Sainte Ecriture ou aux commentaires, homélies et sermons des Pères ; celles du troisième, au Nouveau Testament (Actes, Epîtres apostoliques ou Apocalypse) ; l'Evangile qui couronne le tout sera récité par l'abbé lui-même. Saint Benoît ne désigne pas plus explicitement le passage évangélique, mais il est permis de supposer qu'il avait en vue la péricope des jours de dimanches ou fêtes, usitée déjà à cette époque dans son pays, et telle qu'elle était chantée à la messe.

Nous verrons, dans le chapitre suivant, qu'à l'époque où nous place la composition de la règle bénédictine, divers recueils ou Capitulaires de leçons existaient dans les églises particulières. Saint Grégoire le Grand (590-610), qui a eu une si grande part dans le perfectionnement de la liturgie romaine, a-t-il fixé lui-même un Lectionnaire en accord avec ses ordonnances liturgiques ? Il est permis de l'affirmer, si Ton s'en tient à des témoignages ultérieurs comme ceux d'Alcuin et d'Amalaire. Dans la préface du Cornes ab Albino emendatiiS) nous lisons : « Après avoir terminé le Cornes y nous avons jugé bon (dignum et necessarium duximus) d'y ajouter en Appendice certaines leçons que des hommes instruits ont déterminées pour les vigiles de Pâques ouïes fériés... L'auteur très connaisseur dudit recueil les avait omises, à l'imitation de ce qu'avait fait le Pape Grégoire dans son Sacramentaire. » Amalaire atteste aussi

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que le Lectionnaire communément suivi de son temps était en désaccord avec l'ordre de l'Antiphonaire grégorien. (De ecclesiashcis qfJîaYs, liv. 3, ch. 40. — P. L., t. 105, col. 985.)

Il y aurait donc eu en réalité un Lectionnaire grégorien. On verra que le système des leçons créé par saint Benoit et par saint Grégoire le Grand, le premier pape de son ordre, se maintint intact jusqu'à l'époque de Charlemagne,

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