Chap. XXVIII
2. Muratori, Reruni italicaruin Scriptnres, t. XI, p. 587. 3 Rajna, /. laud.
4. Georgii Meriilae AntiquUatis vicecuinituin lihri A', dans le Thésaurus antiquitalam el historiarum de Graevius, t. ITI, pars I, p. 100.
278 LES CHANSONS Dlô GTCSTE ET LES UOLTES d'iTALIE
s'élève au sommet d'un mont, comme le gardien du défilé, Serravalle; à mille pas en amont de Serravalle, on voit Antiria dont les ruines subsistent aujourd'hui ; son nom aussi est encore vWant [nome n ad hue durât).. \ nous pouvons conjecturer avec quelque vraisemblance qu Antiria est formé de la préposition iv-i et de Iria. En effet, la vieille citadelle regarde et domine les cours d'eau qui descendent vers elle. »
Cette étymologie fantaisiste ne nous intéresse pas. Il résulte du moins de ce passage que des ruines romaines voisines de Serravalle portaient dans l'usage local ' (Merula était du pays) un nom ressemblant à Antiria : Merula a dû forcer la ressemblance pour favoriser son jeu d'étymologiste. Ce qui est sûr, c'est que, ailleurs, au sortir d'une lecture de Jacques d'Acqui, il appelle la même ville romaine Anlile : <( Antile, cujus ruinas superiore anno calcavi '' ».
D'autres humanistes de la Renaissance appellent couramment la même ville romaine voisine de Serravalle oppidum Antilia, seu potius Attilia ''.
5" Atilie= Tortone. D'autre part, divers antiquaires qui ont écrit sur Tortone répètent, se copiant les uns les autres, que le nom primitif de cette ville était Antilia] puis, à cause de trois dons merveilleux accordés par Dieu à ses habitants, Antilia avait pris le nom de Terdona. Je ne trouve cette légende des trois