‹ Les légendes épiquesChapitre 118 sur 163 · Histoire de Meuux, t. I, p. llî · texte numérisé non relu

Histoire de Meuux, t. I, p. llî

LE MAUSOLÉE d'oGIER 3 1 'Î

« Audae conjugium libi clo, Rotlande, sororis, Perpetuumque iiiei socialis fedus amoris. »

C'est donc Olivier, sûrement; la femme qui est k son côté et qui porte de longues tresses est probablement la belle Aude, et le personnage qui est à droite d'Aude est Roland. En face, un évêque qui bénit pourrait être Turpin.

Donc, au x® siècle, végétait dans l'abbaye de Saint- Faron le culte obscur d'un moine obscur, sur lequel on ne racontait encore que d'indilférentes fables hagiographiques. Au XII* siècle nous y retrouvons ce moine, mais dans un monument superbe, entouré de personnages de chansons de geste. Je n'ai pas besoin de marquer l'intérêt de cette métamorphose. Le mausolée d'Ogier et de Benoît ne peut se comparer qu'à ces •/jpwsfa que la Grèce élevait à Ajax, à Achille, à Thésée.

Il fut dressé dans la phase de splendeur des chansons de geste. Il subit au xvi*' siècle le même sort que les chansons de geste : un Italien, Gabriel Simeonus, chargé sans doute d'y faire quelques réparations, y mit cette inscription, bien digne de la Renaissance : Heroibus ignotis Gabriel Simeonus restituit, MDXXXV^. C'est en cet état que le vit Montaigne, en janvier 1580 '- :

« Au fauxboui'g-, dit Montaigne, nous vismes l'abbaye de saint Faron, qui est un très vieux batlimant où ils

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