‹ Les légendes épiquesChapitre 119 sur 163 · OGIER 1,E DANOIS ET SAINT-FARON · texte numérisé non relu

OGIER 1,E DANOIS ET SAINT-FARON

montrciil riinbitalion d'Of^ier le Danois el sa sale. . . Il y a entre antres choses une très vielle lumbe et honnorable, où il y a l'elTigie de deux chevaliers étandus, en pierre, d'une grandeur extraordinaire. Ils tiennent que c'est le corps d'Ogier le Danois et quelqu'auti'e de ces Paladins. Il n'y a ni inscription ni nulles armoiries; seulemant il y a ce mot en latin, quun Abbé y a fait mettre il y a environ cent ans, que ce sont deux héros inconnus qui sont là enferrés. Parmi leur thresor, ils monstrent des ossemans de ces chevaliers. L'os du bras depuis l'espaule jusques au coude est environ de la longueur du bras entier d'un homme des nôtres de la mesure commune, el un peu plus long que celuy de M. de Montaigne '. Ils monstrent aussi deux de leurs espees qui sont environ de la longueur d'une de nos espees à deux mains, et sont fort détaillées de coups par le tranchant"^. »

Le mausolée d'Ogier et de Benoît m'apparaît comme le symbole matériel de l'alliance des moines et des jongleurs de g-este, et il sera facile de montrer que cette alliance dura pendant des générations et quelle fut féconde en fictions.

c) Le Moniage Ogier et les fictions diverses qui manifestent la collaboration des jonfjleurs et des moines de Saint-Faron.

C'est d'abord un premier fait que les auteurs de chansons de geste connaissaient fort bien le monu-

1. Cf. Toussainls {Histoire de Meaux, p. 77) : « Il falloit qu'Ogier et Benoit fussent des geans; un des os de la cuisse a un pied et demi do longueiu' et le crâne quatre lignes d'épaisseur. »

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