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Chapitre clviii de l'édition Wright

LE MOXIAGE OGIER 323

la balnille. Après une victoire complète, il retourne au monastère de Saint-Faron, que le roi Louis enrichit par d'importantes donations'. »

« Dans ce récit, écrit M. V'oretzsch avec justesse-, tout est clair et cohérent. On voit maintenant pourquoi on est oblig'é dans la C/tevaleric Ogier d'aller chercher précisément à Meaux le cheval d Ogier, et pourquoi Ogier, bien que le roi lui ait donné en fief le Hainaut et le Brabant, estenterré àMeaux. Comme chez Neckam tout est log'ique et harmonieux, tandis que dans la Chevalerie Ogier tout est discordant et inintelligible, on ne peut admettre que Neckam ait tiré son récit de la Chevalerie Ogier. »

D'où l'a-t-il donc tiré ? Il est facile de le reconnaître : dune vie latine de saint Ogier, autre que la Conversio. On le voit au fait que son anecdote est ù la gloire d'Ogier bien plus qu'à celle dé son cheval: on le voit surtout aux quelques phrases que l'on va lire, oi^i il commente l'entrée d'Ogier au monastère :

« Qui igilur in conflictu militari semper fugae ignarus fuerat, mundum fugere decrevit, et qui nobilissimi régis Francorum vexillum ferre consueverat, fug'it ad vexillum crucis, bajulans crucem Domini in processionibus dierum, dominicorum.

1. Alexandre Neckam termine par cette singulière et belle légende : « Dominas autem Jésus ipsum in vita sanctissima diu couservavit incolumen, usque adeo ut in dulci senio in coriis cervinis sanctissime vivens consueretur. Obdormivil autem in Domino dux inclitus, monaclius sanctissimus. ))

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