‹ Les légendes épiquesChapitre 138 sur 163 · A. I.ongnon, p. xvi · texte numérisé non relu

A. I.ongnon, p. xvi

plusieurs Gour dans le nord-est de la France, dont Gouy-sous-Bellonne ', situé dans l'Ostrevant [Payus Ostrebanti), c'est-à-dire dans le pays entre la Scarpe et l'Escaut, dont les villes principales étaient Douai et Mortagne-sur-l'Escaut.

Or, s'il faut en croire M. Léon \'anderkindere, en sou ouvrage récent sur La formation territoriale des principautés belges ''^, c'est Gouy-en-Ostrevant et non pas Gouy-en-Arrouaise que Flodoard désigne lorsqu'il parle du Raoul tué en 943 par les fils d'Herbert, et de son père Raoul de Gouy, mort en 926.

« En effet », écrit M. Vanderkindere, « Flodoard rapporte 3 que, en 925, Hugues le Grand, en concluant un traité avec les Normands, en exclut la terre des fils de Baudouin (c'est-à-dire la Flandre, le Boulonnais, le Ponthieu), — et la terre de Raoul de Gouy : si par cette dernière expression il fallait entendre le Cambrésis, on devrait supposer que Hugues disposait de quelque autorité dans ce comté lotharingien ; mais de plus on se heurterait à cette difficulté que le comte de Cambrésis était alors incontestablement Isaac, et qu'il n'y avait donc aucun motif de parler de la terre de Baoul de Gouy. D'ailleurs, les Normands ne menaçaient pas alors le Cambrésis. Flodoard, qui fait de

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