Ibidem, p
13. Le poème dit que l'abbaje d'Origny fut fondée par les fils d'Herbert de Vermandois. Bertolai savait nécessairement qu'Origny était en 943 une maison déjà centenaire '.
14. La mère de Bernier, abbesse d'Orig-ny, s'appelait, selon le poème, Marsent. Bertolai devait, semblet-il, l'appeler autrement, car nous avons une liste de vingt abbesses d'Origny : Marsent n'y fîg'ure pas -.
Jo. Guerri le Sor, selon notre poème, tue (v. 333o et suiv.) Herbert d'Hirson, l'un des fils d'Herbert de Vermandois. Bertolai, « témoin oculaire » de la bataille, n'a pu commettre cette erreur, puisque cet Herbert épousa huit ans après la veuve de Charles le Simple et survécut cinquante ans à la bataille de 943 -K Et d'ailleurs aucun des fils d'Herbert n'est mort en
16. Le même Guerri, selon le poème, a tué, en 943, Bernard de Rethel ( v. 2978) ; mais Flodoard présente ce personnag-e comme bien vivant encore en 945 ^,
17. Le poème introduit un personnage appelé Ernaut de Douai. Si certaines remarques de M. Vanderkindere sont exactes-'', Ernaut ne possédait plus le comté de Douai en 943.
\'è. Lun des fils d'Herbert, Wedon de Roye, est appelé (v. 1965) Wedon, « qui le poil a chenu )>. Bertolai n'a pu voir en 943 le chef chenu à aucun des