‹ Les légendes épiquesChapitre 29 sur 163 · V. 1461, etc · texte numérisé non relu

V. 1461, etc

LA COMPOSITION DU ROMAN d'a/QCTA' 117

cel qui court vers la cité ' » ; il nous apprendra à distinguer le Terren ~ du Marais ; d'Aleth à la mare Saint-Goulman, il saura nous désigner par leurs noms les églises et les chapelles.

Mais pourquoi cette précision ? Voulait-il* ménager à M. Joûon des Longrais et aux archéologues locaux la joie de leurs jolies identifications topographiques ? Etait-ce chez lui goût de la géographie pittoresque ?

Pour proposer une explication meilleure, il faut se rappeler que d'autres écrits du moyen âge font évoluer les preux compagnons de Charlemagne sur un terrain décrit avec la même précision, le Pseiiclo-Turpin saintongeais autour des églises de la Guyenne et du Poitou, le Pseudo-Philoniena dans la région de l'abbaye de La Grasse ; il faut se rappeler que ce sont là des écrits tendancieux, composés pour le profit de ces églises et de ces abbayes, — et, reprenant le roman d'Aiquin, il faut y considérer le rôle de l'église de Dol.

L'archevêque de DoL est, avec Charlemagne, le principal personnage du roman. Quand Charlemagne vient le secourir, il ne fait en somme que lui payer une dette ancienne ; il est son obligé, puisque depuis des années l'archevêque, à la tête des seigneurs bretons, défend contre les païens la terre de France (v. 144 et suiv.). Aussi est-ce droit vers la cité de Dol que l'empereur, entrant en Bretagne, se dirige d'abord. L'archevêque le reçoit entouré des « princes de la

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