‹ Les légendes épiquesChapitre 5 sur 163 · Mabillon, Annales ordinis s. Benedicli, t. III, p · texte numérisé non relu

Mabillon, Annales ordinis s. Benedicli, t. III, p

3. Cette charte a été souvent publiée, en dernier lieu par Quantin, Cartulaire yénéral de r Yonne, Auxerre, 1850, t. I, p. 78.

de geste : le nom de Girard el celui de sa femme Berthe. le nom du roi Charles, le souvenir des fondations pieuses des deux époux : Vczelay et Pothières sont, il va sans dire, nommés plus loin dans l'acte. Bien d'autres églises, Notre-Dame et Saint-Lazare d'Avallon, Saint-Maurice de Vienne, Saint-Jean de Lyon, Saint-Pierre d'Auxerre, conservaient en leurs nécroloffes la mémoire de leurs fondateurs ou bienfaiteurs, Girard et Berthe K On montrait encore au xvi*^ siècle dans l'église métropolitaine de Lyon une nappe d'autel, ornée de seize vers latins tissés de fils d'or, et c'était un présent de la comtesse Berthe :

Sumat perpetuam pro fado Berta coronam -.

Mais c'est à Pothières surtout, auprès de leurs tombeaux, que vivait le souvenir de Girard et de Berthe, et, pour l'y recueillir, supposé qu'il n'ait existé au IX'' siècle ni sèaldes, ni « cantilènes », ni aèdes, ni « chants lyrico-épiques », il suffisait au premier venu au XI® et au xii^ siècle de passer le seuil de cette église.

Ce seuil, les jongleurs lont-ils jamais franchi ? Nous n'avons jusqu'ici aucune raison de le supposer. S'ils l'ont fait, quel intérêt pouvaient leur offrir, à deux ou trois siècles de distance, les noms de ces pieux personnages? Entrons nous-mêmes dans cette abbaye.

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