Ihid.,\K
LA N0\ ALESE 163
eux ses faniulaires ', — comment il lutte par surcroît contre des Sarrasins qui ont envahi la région ~, toutes ces histoires qui nous sont racontées de Guillaume d'Orange, moine d'Aniane, ou d'Ogier, moine de Saint-Faron de Meaux, le sont aussi de Waltharius, moine de la Novalese. Quelle explication en donner ? Selon M. Pio Rajna '^^ c'est que des jongleurs français ont porté à la Novalese leurs chansons de geste. Selon M. Ph.-A. Becker'*, c'est qu'une collection d'historiettes cléricales a circulé au x'' siècle en France et en Italie, s'appliquant en des cloîtres divers à des héros divers, sans qu'il convienne de supposer que les moines de la Novalese aient connu des poèmes français. Les deux thèses ont été défendues avec une égale maîtrise. Qu'il suffise de renvoyer le lecteur à ces deux discussions : il y verra combien le problème est délicat et que peut-être il est insoluble. Entre les deux solutions olFertes, il choisira, s'il l'ose. Pour ma part, je dirai seulement : ou bien, comme le veut M. Becker, le chroniqueur de la Novalese, composant l'histoire de la vie monastique de son Waltharius, ne connaissait que des anecdotes de couvent, de simples joca monachoruni ; en cette hypo-