‹ Les légendes épiquesChapitre 60 sur 163 · Cipolla, t. II, p. 108, n · texte numérisé non relu

Cipolla, t. II, p. 108, n

LA NOVALESE 17S

mag-ne et celle des bracelets crAdelchis. Ces trois épisodes proviennent-ils nécessairement danciens poèmes lombards ?

La chose a semblé si certaine qu'on a cru reconnaître un frag-ment authentique de l'un de ces poèmes, traduit exactement, dans la cantiuncula attribuée au jongleur par le chroniqueur de la Novalese :

Quod dabitur viro premium

Qui Carolum reduxeril in Italiae remium... ?

et un savant linguiste s'est même aventuré jusqu'à proposer une « reconstitution » de ce couplet en vers tudesques '. Il est aisé pourtant de se représenter autrement l'invention de cette anecdote. Les chroniques apprenaient à notre auteur que Désier s'était fortifié dans le ^"al de Suse, et le témoignag'e de ses yeux lui montrait, auprès de Ghiavrie, des vestiges de ces fortifications. D'autre part, puisqu'il était du pays, il voyait bien qu'il y avait une autre route pour marcher de Suse vers Turin, celle qui passe par Giaveno et Avig-liana, et que marque par exemple l'itinéraire dit de Mathieu de Paris '. Quoi de plus naturel dès lors que de supposer qu im homme de la région avait enseigné cette route à Charlemag-ne? De là le jongleur lombard. Quant à l'historiette des Transcornati, elle est fondée visiblement sur un jeu de

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