Avec des réserves, p. lix
4. T. 111, p. 230. A. de la Borderie ne mentionne ici, comme ayant laissé des traces dans le poème, que l'expédition de 799 ; mais ailleurs, t. II, p. 5-6, il recourt aussi au siège d 1 Aleth en 811.
5. « Je ne pense pas, écrit G. Paris (art. cité, p. 455), que les rapports réels de Charlemagne avec les Bretons aient laissé aucune trace dans Aiquin. »
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s'empara de toute la Bretagne et notamment du pays de Dol. Nous le connaissons par ces trois lignes de Flodoard (a. 931) : Inco Normannus, qui morabatur in Ligeri cum sais Britanniam pervadit ; victisque et pervasis et caesis vel ejectis Britonnibus, regione potitur. Ce qui provoque cette remarque de M. Joùon des Longrais : « L'expédition d'Alain Barbe-Torte qtii, en 937, mit fin à cette grande invasion, commença par Dol, s'enfonça en Bretagne, puis revint sur Dol ; itinéraire qui ressemble à celui de notre poème ! . » « Ce rapprochement, dit G. Paris, est à coup sûr très ingénieux et peut avoir quelque fondement. ».
4° L'archevêque Ysoré du roman d'Aiquin, selon M. Joûon des Longrais 2 et selon A. de la Borderie 3 , doit être identifié à l'archevêque Wicohen : « C'est, écrit A. de la Borderie, ce Wicohen qui joua un si grand rôle féodal dans les événements du x c siècle, c'est-à-dire du siècle même de l'occupation normande : le poète l'appelle Ysoré, un nom banal qu'on trouve dans toutes les chansons de geste ; mais il ne faut pas s'en étonner, car, sauf celui de Charlemagne, il n'y a pas, dans toute la chanson d'Aiquin, un seul nom emprunté à l'histoire 4 . Cet Ysoré n'en est pas moins, plus ou moins transformé, mais très reconnaissable, le Wicohen de nos chroniques. »
5° Au v. 989 du roman, meurt un baron nommé