Histoire de Bretagne, t. III, p
4. A; de la Borderie a oublié Ripé (Erispoe) et Salomon, à qui je consacrerai ailleurs des études spéciales .
Tiori de Vannes : il est donné comme le mari de Bagueheut, sœur de Charlemagne, et comme le père de Roland. Sur quoi L. Gautier fait cette remarque : « Selon Eginhard, Roland fut préfet de la marche de Bretagne, et le roman d'Aiquin se rapproche davantage de cette tradition historique que la plupart de nos autres chansons 1 . » Et G. Paris : « La précieuse tradition recueillie par l'auteur d'Aiquin se rattache à la fois aux données des chansons de geste et à des données d'origine locale, et s'ajoute à bien d'autres indices pour nous faire voir dans Roland le héros national de la marche de Bretagne, de ce qu'on appelle aujourd'hui la Haute-Bretagne 2 . »
Toutes ces concordances entre l'histoire et la légende forment un ensemble imposant. Chacune d'elles, malheureusement, n'est obtenue que par un jeu d'à peu près.
Une seule, à mon sens, contient une parcelle de vérité. Le poète d'Aiquin sait que, au temps jadis, la Bretagne a été ravagée par des païens venus du Nord, et c'est pourquoi il appelle de temps en temps ses « Arabis » des
1. L. Gautier, l. laud. Voy. aussi Joûon des Longrais, p. lu.