‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation de chansons de gesteChapitre 80 sur 161 · Fôrster, p. Set p · texte numérisé non relu

Fôrster, p. Set p

4. M. Fôrster en a publié pour la première fois le texte (p. 32 ss.).

poème de la Venjance Nostre Seigneur, composé dans le Hainaut au xm e siècle, il est raconté tout au long comment « Jenois,

uns gentis menestrés Qui ne vivoit sans plus que de chanter ».

reçoit une grande somme d'argent en échange du soulier que le saint Vou lui a donné ; il en dépense une part pour un bon repas qu'il offre aux pauvres de Lucques ; le reste, il le leur donne pour 1 amour de Dieu :

Por nul avoir ne voet estre encombrés, Ne ne voet estre des chieus desiretés.

Puis prtfnt confié et si s'en est aies.

Moût le convoie la gent de la cité, Et, quand il 1 ont perdu et adiré, Baisent la terre par ou il est passé.

Et chieus s'en va, a Dieu a son pensé.

Le soir venu, il trouve dans un palais des païens, qui, après l'avoir fait vieller longtemps, lui ordonnent de renier le vrai Dieu. 11 le confesse au contraire et reçoit le martyre :

Et ceste chose se vous ne m'en créés, Li cors en gist a Rome la cité En cler argent et en or esmeré.

Saint Genèsest ce comédien romain (minzus, histrio { ) qui, au temps de Dioctétien, tourna en dérision sur la scène, parce que son rôle le voulait ainsi, les mystères des chrétiens ; mais, soudain illuminé par la vérité du

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