‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation des chansons de gesteChapitre 117 sur 152 · Éd. Chabaneau, p. 35, lignes 783 et suiv · texte numérisé non relu

Éd. Chabaneau, p. 35, lignes 783 et suiv

i. Voyez Estrangin, Description de la ville d'Arles, Aix et

mière moitié du xne siècle au fond de l'Allemagne, une légende topographique et de forme épique, qui est certainement d'origine arlésienne.

c) Vers 1150-1180. Le Covenant Vivien, Aliscans, etc. — Jusqu'ici, il n'a pas été question des héros narbonnais; désormais, à côté de récits qui répéteront l'histoire des morts de Roncevaux ou le miracle des cercueils, ils apparaîtront dans nos textes.

Le plus ancien roman du cycle narbonnais, la Chanson de Guillaume, ignore, comme on sait, les Aliscamps d'Arles. Selon ce poème, la bataille où périt Vivien a lieu à Lar champ, endroit mystérieux que l'auteur semble 1 mettre quelque part en Espagne. C'est enEspagne aussi, à V Archanl, que se livre la bataille, selon Foucon de Candie ; en Espagne pareillement, selon les Storie Nerbonesi. Dans le Covenant Vivien et dans A liscans, l'emplacement désigné est Aliscans, Aliscans sur Mer, et encore Lar chant ou V Ar chant, ou les Archanz, et la géographie y est si vague qu'on ne sait pas au juste en quelle région l'on se trouve transporté : Orange, à vrai dire, est dans le voisinage : mais jamais Arles n'est nommé, ni le Rhône 2. Pourtant, si même la localisation la plus ancienne était en Espagne, il est évident qu'elle a été transférée de

Arles, p. 46, et surtout Deloche, Saint-Remy de Provence au moyen âge (Mémoires de V Académie des Inscriptions, t. XXXIV, lre partie, 1892, p. 53 et suiv.).

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