Les Nai*bonnais, v
du premier plan. Si ses frères s'assemblent pour quelque fête autour d'Aymeri et d'Ermenjart, seul Aimer n'est pas là :
Mais ni est pas Aïmers li caitis :
En Espaigne est entre les Sarrasins Ou se combat et par nuiz et par dis '.
Le cberche-t-on à l'heure du péril ? On ne sait où le trouver :
« Biaus filz Guibers, » dist Aymeris li ber, « Vous irez querre le chetif Aymer.
— Dieus », dist Guibers, « ou le porrai trover ? Si parfont est dedenz Espaigne entrez! 2»
Mais, soit devant Narbonne, soit devant Orange ou devant Andrenas, quand le danger presse, on voit apparaître dans le lointain une troupe d'hommes armés. Ils approchent : leurs heaumes sont bosselés ; leurs hauberts sont rouges de rouille et noirs de sangcaillé,
Et lor escu sont noir et enfumé :
De ledes armes sont trestuit adobé.
Si en resamblent plus lier et desreé Que cil qui sont si richement armé 3.
C'est Aimer et ses compagnons. Comment arrivent -