‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation des chansons de gesteChapitre 21 sur 152 · Guibert d'Andrenas (Siele, ouvr. cité, p · texte numérisé non relu

Guibert d'Andrenas (Siele, ouvr. cité, p

2. Il a soixante-six petits-fils, selon Guibert & André nas (Siele, ouvr. cité, p. 23).

3. Guibert d'Andrenas (Histoire littéraire, t. XXII, p. 500): Comparez la querelle d'Aymeri et d'Aimer dans la Prise de Gordoue, v. 406 et suivants.

4. Cette scène rappelle l'épisode des vieillards au début de Fierabras.

Par saint Denis qui est mes avoez,

Si en Tang-arde fussiez o moi montez,

De vostre cors fussiez toz encombrez

Ains que fussiez as log-es retornez. »

Dist Aymeris: « Dans glous, vous i mentez... >»

Et il lui rappelle comment, il y a vingt-cinq ans, il a tué ou blessé certain jour vingt païens à lui seul.

Respont Guillelmes : « Vous dites vérité , Mès ce estoit devant vostre cité ; A vos archiers vous fesïez garder Qui lors tenoient les quarriaus empenés ; Dame Ermenjars, qui tant ot de biauté, Vous escrioit : « Sire Aymeris, tornez ! » Qui voit s'amie plus est asseùrez ; Mais ci n'oi je home de mere né Qui m'i aidast, fors Dieu de maiesté.

— Tais, glous, lechierres », dist Aymeris li ber; « Ains que demain soit li midis passés, Ens en Tangarde monterai toz armés :

Greignor bataille i troverai assez. »

Guillelmes dist : « Or verrons que ferez ; Fols est qui si se vante! »

Entre plusieurs scènes de ce ton, je voudrais au moins résumer le début de Guibert d'Andrenas1. On se le rappelle : au jour où Aymeri avait congédié ses lils, il avait gardé auprès de lui le dernier-né, Guibelin : il lui réservait, disait-il, sa terre en héritage.

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