Histoire de Languedoc, loco laud
2. C'est de deux autres mains qu'il aurait fallu dire, comme jje l'ai constaté en regardant le manuscrit.
3. « Au xve siècle », dit M. Léopold Delisle, Notices et extraits des manuscrits, t. XXVII, partie II, p. 200.
4. Ce sont les lignes 6-35 (cf. le Chronicon Anianense, dans Pertz, SS., t. I, p. 290) ; — 55-56 (cf. SS., p. 294) ; — 67-71 (cf. SS., p. 297, note) ; — 89-107 (cf. SS., p. 300).
a rchivio S. Theodoreti Uticensis... Ut in libro reperi in archivio S. Theodoreti. »
Que pouvaient être ces vieux livres de l'église Saint-Théodoret d'Uzès? Si l'on analyse les 60 lignes propres à la Chronique d'Uzès, on constate quelles ne concernent pas l'histoire générale de la région, mais seulement l'histoire locale d'Uzès et celle de Nîmes, proche voisine d'Uzès. Quelques passages semblent indiquer que l'auteur a trouvé quelques notes annalistiques en marge d'un manuscrit du cycle de dix-neuf ans 1 : sa source devait être un vieux calendrier d'Uzès ; de là à supposer l'existence d'une ancienne chronique de Septimanie, il y a loin : il faut se rappeler que nous ne possédons pas d'autre chronique composée dans le Midi que la Chronique de Moissac ou d'Aniane. Pour le reste, on ne trouve dans \a.Chroniqued' Uzès que quelques indications relatées à des évêques de Nîmes ou d'Uzès, à des abbés du monastère voisin dePsalmodi, — tous renseignements pris à des documents d'église ~.
1. Voyez les lignes 39-48 (noté sur la mort du Goth Ansemond et sur les troubles soulevés à Nîmes par sa femme Cauna), 49-54 (entrée à Nîmes du comte Raoul). — Les lignes 128-138 (noms de quelques vicomtes et de quelques juges de Nîmes et d'Uzès) peuvent provenir de souscriptions de chartes.
2. Ce sont les lignes 1-5 (lieu de la sépulture de saint Veredemius, ermite au diocèse d'Uzès), — les lignes 72-75 (fondation du monastère de Psalmodi par Corbila), — les lignes 107- 122 (notes sur les évêques de Nîmes Victiringus et Christiconus, sur révêque d'Uzès Sigipertus, sur le second abbé de Psalmodi, Elvatunirus) .
GUILLAUME, COMTE DE TOULOUSE
Les notes de la Chronique d'Uzès relatives au duc Guillaume ne proviennent-elles pas, elles aussi, de documents de cet ordre ? Ce personnage paraît avoir vivement intéressé l'auteur, qui revient à lui par trois fois en cet ouvrage si court. La première fois, c'est pour dire qu'il entra dans Nîmes à main armée; — la seconde fois, c'est pour raconter la bataille qu'il livra aux Sarrasins super fluvium Oliveium, et ce passage répète presque textuellement la Chronique cVAniane 1 ; — la troisième fois enfin, c'est pour rapporter la date de sa mort, et cette dernière mention est des plus curieuses :
« Anno Domini DCCLXXIX2 ohiit Guillermus monachus, qui antea fuerat cornes, apud Gelonem, V. kalendas junii. Credo quod fuit monacus prius in loco qui dieilur Sancti Guillelmi de Dezerto. »
Que voyons-nous ici ? Notre homme trouve dans un texte qu'il copie la date où l'Eglise célèbre la fête
1. Ces deux événements (la prise de Nîmes, la bataille sur rOrbieu), M. Piïckert est obligé de les réunir et de les supposer contemporains. Par malheur le chroniqueur d'Uzès les sépare matériellement dans le manuscrit en les notant à trois feuillets de distance l'un de l'autre, et il ne les croit pas contemporains, puisqu'il rapporte sous deux dates différentes d'abord la prise de Nîmes par Guillaume, puis comment le Sarrasin Exam fit envahir le pays par l'armée que Guillaume combattit sur l'Orbieu. La « vieille chronique de Septimanie » devait pourtant, selon l'hypothèse de M. Pùckert, relater ces deux événements dans l'ordre inverse et sous la même date.