‹ Les légendes épiques; recherches sur la formation des chansons de gesteChapitre 53 sur 152 · Nouvelle édition, t. III, p. 320 et suivantes · texte numérisé non relu

Nouvelle édition, t. III, p. 320 et suivantes

3. Publiés par Petrus de Marca, dans la Marca Hispanica, 1588, p. 544.

major Guillelmus Trunni, quia vir iracundus atque irae impatientissimus haberetur, consensu fratris sui ac quorumdam suorum procerum interfectus esse dicitur. »

Cette chronique a été composée à l'extrême fin du xme siècle cent trente ans après la mort de Guillaume Trunnus. Les faux nez devaient être rares au xie siècle : quand les Gesta nous témoignent que Guillaume en portait un, devons-nous les en croire ?

Le savant commentateur des Gesta comitum Barcinonensium, M. Barrau-Dihigo, a bien voulu réapprendre que leur auteur, pour écrire ses vingt-sept premiers chapitres, n'a utilisé d'autres sources que les Annales de Saint-Victor de Marseille, où il a pris des dates, et de simples listes de comtes de la région, qu'il a agrémentées de quelques inventions de son crû.

Or, quand il rencontrait un surnom sur ces listes, il le glosait volontiers, et de façon pittoresque, comme on peut voir : au chapitre n, par exemple, parlant du premier comte (légendaire) de Barcelone, Gifredus Pilosus, il explique que la mère de ce personnage l'avait ainsi surnommé à sa naissance, « parce qu'il avait des poils sur des parties du corps où les hommes n'ont pas accoutumé d'en avoir » 2. Ou encore, au chapitre vu, à propos du comte Olibanus, dit Cabreta, il dit que ce comte tirait son surnom « de l'habitude

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