Ouvr. cité, p. li-lii
LE COURONNEMENT DE LOUIS
quelque temps à Laon, le prisonnier de Louis d'Outre- Mer; pour châtier le roi de l'avoir tenu en captivité, les Normands attirèrent à leur tour le roi Louis IV à Rouen, sous un prétexte pacifique, et, dès qu'il y fut arrivé, ils se saisirent de lui ; cette trahison dut inspirer aux partisans de la famille carolingienne la haine que nous retrouvons dans notre poème contre les Normands 4.
Quatrième « branche ». — Elle retrace une expédition de Louis et de Guillaume en Italie contre Gui d'Allemagne » : ce Gui peut être Gui de Spolète, arrière-petit-fils de Charlemagne par sa mère, lequel en 888 disputa le trône à Eudes, et se fît couronner à Rome, en 891, empereur d'Occident. D'autre part, le Charroi de Nîmes, qui résume une version du Couronnement de Louis différente de celle que nous avons, raconte une autre expédition de Louis en Italie contre un certain Oton : « Il est évident, écrit M. Langlois, que cela se rapporte à quelque secours reçu de la France par la papauté contre les Allemands, sans doute sous le long règne d'Oton Ier le Grand (936- 973) ».
Cinquième « branche ». — Dans la chanson, Guillaume, croyant se reposer, se retire à Montreuil-sur- Mer. Il doit avoir ici pour prototype un comte Guillaume de Montreuil, « qui apparaît dans l'histoire