Romania, t. XXV (1896), p
LE COURONNEMENT DE LOUIS
trouve pas un seul. De même pour la branche I, de mêm e pour la branche IV. Et voici la singularité : on est parti d'un roman où le héros était continûment Guillaume d'Orange. On s'est mis en quête des formes antérieures de ce roman. On l'a démembré en cinq poèmes, d'abord indépendants. On en a retrouvé les cinq archétypes : tout semble débrouillé et éclaire i. Mais au cours de ces opérations, Guillaume s'est évadé de trois de ces poèmes. Guillaume a disparu. Où est-il? Où le chercher? Et c'est ainsi que le seul problème qui subsiste se pose en ces termes : Etant donné un roman consacré tout entier à un certain Guillaume, « expliquer la présence de Guillaume dans les divers épisodes du poème ».
Quelle ressource peut rester aux critiques, sinon de supposer, comme le fait par exemple Gaston Paris *, que le héros de telle de ces épopées primitives (celui de la branche II) « était un personnage difficile à bien déterminer », dont on ne sait rien, sinon qu'il devait s'appeler Guillaume au Courb nez, qu'il a dû combattre en Italie, et qu'en tout cas, il n'avait rien de commun avec Guillaume d'Orange ?
Mais ces doutes généraux ne sauraient prévaloir contre des faits, s'ils sont bien vérifiés. On nous propose des faits. Vérifîons-les.