INTRODUCTION
Nous disons « les grands saints militaires ». D'après ce que nous avons dit plus haut, on devine assez à quel oroupe de saints nous bornons nos recherches. Il est composé des deux saints Théodore, de 5. Georges, de S. Procope, 66 5. Démétrius, auquel il convient de joindre S. Mercure, dont la popularité, du moins chez les Grecs, est un peu inférieure à celle des cinq autres grands officiers, mais dont la légende a trop d’affinités avec Les précédentes pour en être séparée.
n'a échappé aux recherches du chanoine Ulysse CHEVALIER, et nous renvoyons à son Réperloire. L'ouvrage de Lucrus, Anfänge des Heiligenkulls (Tübingen, 1904), nous a été souvent utile. Nous dirons plus loin ce qu'il faut penser des idées dont il s'inspire dans les questions spéciales que nous traitons.
> Si.
CHLPIERE T1] S. THÉODORE
Euchaïta, dans l'Hélénopont, province d'Amasée et de Sinope, dans un site que l’on reconnait généralement pour le Tchorum actuel!, a toujours élé considérée comme le centre principal du culte deS. Théodore. La basilique qui s'élevait sur son tombeau et qui attirait de nombreux pèlerins, nesaurait être identifiée raisonnablement qu'avec celle d'Euchaïta, bien que cette désignation géographique ne soit pas exprimée dans les plus anciens récits. Dès le v°siècle, Euchaïla apparaît déjà, sans en porter encore le nom, comme la ville de ὃ. Théodore. Pierre le Foulon, exilé, y.chercha un refuge : προσέφυγεν εἰς τὸν ἅγιον Θεόδωρον Εὐχαΐτων 3. 5. Alypius le stylite, qui mourut sous Héraclius, s’y rendit en pèlerinage *, de mème que l’anachorète Jean du Pré Spiriluel#, et l'on sait par Zonaras que Jean Zimiscès, en reconnaissance d’une victoire dont ilse Jugeait redevable à l’intercession de ὃ. Théodore, reconstruisit la basilique où reposaient ses reliques, et changea le nom de la ville en celui de Θεοδωρόπολις ,
1. Ramsay, Historical Geography of Asia Minor, p. 20-21 ; 268, 318- 22; 1. (ὦ. C. ANpERsoN, Studia Pontica (Bruxelles, 1903), p. 6-12. — Voir cependant (ἃ. Dougrer, Inscriplions de Paphlagonie dans le Bulletin de correspondance hellénique, τ. NIET (1889), p. 297-98.