LEBLant, Inscriplions chréliennes de la Gaule
7. 1] n’est pas inutile de faire remarquer que le nom de Géorgie donné au pays des Ibères ne rappelle nullement ὃ. Georges et son culte. Il est dù à la transcription byzantine d'un toponyme Ibère dont l'élément fondamental est Gurz, qui se retrouve dans Grusia comme dans Georgia. Voir la note du P. MATAGNE dans Acta Sanclorum octobris, t. XII, p. 651, M. N. Mark, dans les Zapiski de la section orientale de la Société impériale d'Archéologie de Saint-Pétersbourg, t. XVI (1905), p. 269, sans connaître le travail du P. Matagne,
Vienne, qui contient les fragments du texte grec, est daté, par de bons connaisseurs, du v° siècle !. Malgré les énormes lacunes de ce texte, nous pouvons, grâce aux vieilles traductions latines, dans lesquelles on retrouve un récit continu?, nous faire une idée suffisante de ce que nous appellerons la première légende de S. Georges. Nous suivrons le texte du manuscrit de la bibliothèque des Bollandistes publié par Arndtf, sauf à indiquer, en cas de besoin, les variantes des autres manuscrits ὅ.
L'empereur des Perses, Datianus, — le grec porte Azotxvoi — convoque par un édit soixante-douze rois et menace les chrétiens des plus affreux supplices.
Georges de Cappadoce, commandant militaire, arrive à la cour, distribue ses biens aux pauvres et confesse le Christ.
Interrogé par l’empereur, qui l'invite à sacrifier aux
est arrivé à la même solution. Le culte de 5. Georges était d'ailleurs fort répandu en Géorgie comme dans tous les pays orientaux. Voir la liste des églises dans Brosser, Descriplion géographique de la Géorgie par le tsarévitch Wakhoucht (Saint-Pétersbourg, 1842), p. 484-837.
1. DETLEFSEN, Ueber einen griechischen Palimpsest der K. Κ᾿ Hofbibliothek, SITZUNGSBERICHTE DER K. K. AKADEMIE DER WISSENSCHAFTEN, t. AXVII (1858), p. 386-095.