Bibliotheca hagiographica latina
3. CüurETOoN, Eusebius History of the Martyrs of Palestine, London, 1861 ; traduction allemande dans B. Viozer, Die Palaestinische Märlyrer des Eusebius von Caesarea, Leipzig, 1896, TExTE UND UNTERSU- CHUNGEN, t. XIV, n°4.
ἡ. GEYER, llinera Hierosolymilana, Ὁ. 190:
5. Οὐκ ScyrHoPoLITANI Vita 5. Sabae, ὁ. 55, COTELIER, p. 349.
sisterons pas ici sur la mention du martyrologe hiéronymien : VAI idus iulii in Caesarea Cappadociae Procopi, parce qu'elle est empruntée, non sans une grosse erreur, au livre d'Eusèbe 1.
En suivant le développement de la légende de S. Procope depuis sa forme la plus ancienne jusqu'au dernier remaniement qu'elle subit sous la plume du métaphraste, nous comptons trois groupes de textes.
Le plus ancien de ces groupes comprend la Passion grecque de S. Procope qui se Hit dans un manuscrit du
ix' siècle, le 1470 de Paris ? et la passion latine du Mont- Cassin *, traduction de la pièce grecque mais d'après une recension un peu différente de celle que nous possédons. La passion grecque débute par un prologue emprunté en grande partie litéralement à celui de la Passio Perpeluae οἱ Felicilalis *. En tête du récit l’auteur ἃ mis le texte d’un prétendu édit de Dioclétien dans lequel l'empereur esquisse à grands traits la doctrine chrétienne, menace du dernier supplice ceux qui persisteront à la confesser et promet en récompense aux apostats πέντε μυριάδας ἀργυotou. Peu après, le préfet Flavianus arrive à Césarée. Procope était né à Aelia. Sa vertu l'avait fait élever au rang des lecteurs et des exorcistes. Les succès de son ministère et de l’apostolat qu'il exerçait autour de lui le désignèrent à l'attention de Flavianus, qui se le fit amener. Le juge est assis sur son tribunal, et le bienheureux Procope est introduit. En le voyant paraître, le peuple entre en fureur et pousse des hurlements. « Voilà celui qui méprise le culte des dieux et foule aux pieds le décret . Acta SS., novembr., t. IT, p. [88].
>. Noir plus haut, p. 18.