‹ Les légendes hagiographiquesChapitre 100 sur 129 · Plus haut, p · texte numérisé non relu

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en l'honneur d'une môme divinité, les divergences liturgiques locales compliquent la question de date de façon à rendre l'assimilation presque toujours illusoire.

Lorsqu'il s'agit d'établir un parallèle entre une solennité chrétienne et une fête du calendrier romain, le problème est relativement très simple, et l'on peut aboutir à des résultats certains. Ainsi, l'on doit accorder que les litanies majeures du jour de saint Marc sont la continuation chrétienne' des Eobigalia fixées au 25 avril ^ La date s' ajoutant à la similitude des rites et à l'identité de l'objet même de la fête ne peut laisser place à aucun doute.

Mais la solution n'est pas toujours aussi simple. Le nombre des fêtes païennes étant très considérable, les chances de coïncidence fortuite augmentent dans une grande proportion ; et il semble bien que le natalis invicti qui se célébrait le 26 décembre n'ait été pour rien dans le choix de ce jour comme fête de la Nativité du Christ. La détermination de la date paraît être le résultat d'un calcul ayant pour point de départ le 25 mars, ce jour étant supposé celui de la mort de Notre-Seigneur *. Ce système, qui fait dépendre le cycle des fêtes de l'enfance du Christ de celui de Pâques, certainement antérieur, est plus vraisemblable que l'autre, qui ne repose que sur un ingénieux rapprochement.

1. AiTEucH, liysteriemoeamy Leipzig, 1894, p. 231 ; Duchesks, Origines du culte chrétien, p. 276.

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