Deubneb, De inciibatione, p
2. Les matelots d'Égine se souhaitent bonne traversée en disant : « Que saint Nicolas soit assis & ta barre. » E. Cubtius, Die Volksgriiase der Neugriechen, dans Sitzungaberichte der k, Preusaischen Akademisj 1887, p. 154.
3. L. Sadebmacher, 8t PhokaSy dans Arehiv fi/r BeUgtanêwissensehaft, t. VII, 1904, p. 445-452.
Bémiuiscences et survivances païennes. 217
indispensables, si l'on ne veut point se contenter de ressemblances superficielles et de rapprochements forcés. Pour se rendre compte de la difficulté des études de mythologie basées sur l'analyse des légendes hagiographiques, il suffira d'examiner à fond quelques cas particuliers sur lesquels les érudits se sont déjà exercés et de peser les résultats d'une crir tique aussi pénétrante qu'ingénieuse. Nous nous arrêterons aux légendes de saint Lucien ^ et de sainte Pélagie ^. L'interprétation que nous proposerons est fort différente de celle qui a cours depuis quelques années.
Saint Lucien est un des plus célèbres martyrs du lY® siècle. Il mourut à Nicomédie le 7 janvier 312. Son corps fut transporté à Drepanum, ville de la côte de Bithynie, dont Constantin fit Hélénopolis, en l'honneur de sa mère. Bien de plus assuré que le fait de son martyre ; rien de mieux établi que son culte, attesté par la basilique d'Hélénopolis, sans parler des monuments littéraires.
Parmi les principaux témoignages qui concernent l'histoire de saint Lucien, nous avons celui d'Eusèbe ^, un panégyrique de saint Jean Chrysostome ^ et une légende célèbre ^, incorporée dans le