La question de date a été discutée plus haut, p
B. CIL., ni, 3066. Cf. Pbellbb-Robert, Qriechische Mythologie,
232 Les légendes hagiographiqtces.
deux de Vénus Marina, et c'est Horace qui les fournit tous les deux ^, tandis que l'on a tout lieu de croire, d'autre part, que le nom de Pélagie était^ même en dehors d'Antioohe, couramment porté *.
On nous permettra de ne pas insister sur d'autres rapprochements.destinés à appuyer le précédent. On met en regard Anthusa de Séleucie et l'Aphrodite Anthera de Knossos ; Porphyria de Tyr et la Vénus Purpurina de Eome; Margarita et la Vénus Gènetrix, parce que César lui dédia une cuirasse ornée de perles ^. Que d'érudition dépensée en pure perte !
Nous ne pouvons point négliger une autre considération apportée à l'appui de la thèse que nous combattons, très ingénieuse, celle-là, et tendant à retrouver au sein du christianisme la trace non équivoque du culte d'Aphrodite dans une de ses dérivations les plus monstrueuses. On fait remarquer, dans les légendes de Pélagie, le contraste du plaisir et de la pénitence, de la luxure et de la virginité, et .ce thème obsédant du changement de sexe. Cî'est pour nous ramener à la déesse d'Amathonte en Chypre, qui est, à volonté, Aphrodite ou Aphroditos, qui porte des vêtements de femme et une barbe d'homme. Dans les sacrifices qu'on lui offre, les
1. 1, 1894, p. 864-365. — Rien chez les poètes grecs, C.-F.-H.Bbuch- MANN, Epiiheta deorum quae apud poetaa graecos leguntur, Leipzig, 1898, p. 68.
1. Voir I.-B. Gabteb, Epitheta deorwn quae apud pœiaa latino» leguntwr, Leipzig, 1902, p. 102.