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238 Les légendes hagiographiqti^.
dans une matière surtout où les moyens d'expression sont particulièrement limités.
n faut dire, du reste, que les timides essais tentés dans cette voie ont été remarquablement malheureux; que, presque dans tous les cas, une simple con* frontation avec des données historiques certaines a suffi pour réduire à néant toutes les conclusions que Ton prétendait tirer d'une vague analogie de quelques motifs chrétiens avec des figures de provenance païenne. Faut-il rappeler cette extraordinaire prétention d'un érudit de faire remonter à une image de la déesse assyrienne Istar l'origine de la Vierge aux sept glaives devenue si populaire dans les pays catholiques ^ ? La genèse de cette représentation de Notre-Dame des sept douleurs, tout comme celle de la dévotion elle-même, est connue dans tous ses détails ; on en détermine exactement l'époque et le lieu d'origine. Elle n'est pas plus ancienne que le XVI® siècle, et elle vient des Pays-Bas *.
Un autre prétend avoir relevé de nombreuses analogies, indice d'une commune origine, entre le culte de la Madone et le culte d'Astarté. Ne va-t-il pas jusqu'à reconnaître dans ces images de la Vierge, que l'on voit dans nos églises, revêtues d'une longue robe brodée triangulaire, la continuation du cône sacré qui représentait la déesse orientale ^ ?
1. H. Gaidoz, La Vierge aux sept glaives, dans Mélusine, t. YI,