Lb Blajtt, Inacriptiona chrétiennes de la OatUe, n
2. A.-F. PoTT, Etymologische Legenden hei den Alten, dans Philologus, Supplementband, t. H, Heft 3; O. Kelleb, Lateinische Volkaetymologie, Leipzig, 1891; O. Weise, Zur Charakteristik der Volk8etymologie,à.anB Zeitschriff fur Viflkerp8ychologie,t.XII,lS80,
3. Sur le titre de Fasciola, voir De Bossi, BuUettino di archeologia criêtiana, 1875, p. 49-56.
avis sont partagés sur le sens de cette désignation. Pour les uns, Fasoiola est le nom de la fondatrice. D'autres n'y reconnaissent qu'une expression topographique d'origine obscure. Les savants peuvent hésiter ; la légende ne connaît point d'hésitation. Le nom de Fasciola est un souvenir de saint Pierre. Comme il passait par là, sortant de prison, le bandage qui entourait sa jambe endolorie, tomba. « Tune beatissimus Petrus, dit un vieux récit, dum tibiam demolitam haberet de compede ferri, cecidit ei fasciola ante Septisolium in via nova ^ » Voilà bien la naïveté du peuple qui s'imagine qu'un grand homme ne saurait perdre son mouchoir sans qu'on en marque aussitôt la place et qu'on la retienne pour consacrer le souvenir du fait peu: un monument.
L'influence d'un son sur l'idée que le peuple se forme de certains saints est assez connue, et l'on sait qu'il se guide parfois par des calembours pour choisir ses patrons. En France, on cite sainte Claire que l'on invoque pour les maladies des yeux parce qu'elle fait voir clair ; saint Ouen guérit les sourds parce qu'il fait ouïr; saint Cloud guérit les clous et les furoncles. En certaines parties de l'Allemagne, saint Augustin délivre des maux d'yeux (Auge), ailleurs, de la toux (Auestin, Husten), On a dressé des listes de ces jeux de mots ^, qui ne sont pas tous des créations populaires et que les savants se sont amusés à multiplier. Il en est un, de date relativement récente, qui a